ETAPE 2 : de CHAILLY EN BIERE à FONTENAY SUR LOING de 0050 à 0100 km de Paris.

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|Début étape] Chailly en Bière / Barbizon - Fontainebleau - Le Pavé du Roy ( Bourron Marlotte ) →

Le point de départ pour cette seconde étape se situe à la sortie du village de Chailly en Bière, au croisement des routes D607 et D64.

Pour le point Google Earth c'est ici.

Nous sommes dans le département de Seine et Marne 77 en région Île-de-France.
Déclassement de la Route Nationale 7, par la réforme 2005 : dans le département de Seine et Marne, l'ancienne RN 7 prend le numéro de D 607.

 


Le point de départ de la seconde étape : le carrefour des routes de Barbizon Village et de Fontainebleau



Engouffrons nous sous la frondaison des arbres, tout en faisant gaffe aux excès de vitesse. Vous voila prévenu.

Cet emplacement, particulièrement accidentogène, situé à la jonction de la RN7 et de la route de Barbizon a souvent été privilégié pour les contrôles routiers... quelque soit l'époque.
Si les gendarmes se font plus rares aujourd'hui, ils sont remplacés par les radars.


22 ... les v'là !!!. Remarquez le type de panneau indicateur en forme de bloc de béton peint.
203 radio et moto Terrot 500 RGST . Image réactive.

Pour en savoir plus sur cette expression : https://fr.wikipedia.org/wiki/22,_v%27là_les_flics_!

C'est parti -

Laissons sur la droite la route qui mène à Barbizon et continuons direction Fontainebleau par la N7, aujourd'hui déclassée en D607.
Cette section de route, ombragée et bordée de platanes, comme à la grande époque de la route mythique, fait partie d'un patrimoine arboré, hélas en voie de disparition.
Surtout sans aucune barrières de sécurité. L'instant est plutôt rare de nos jours, sachez l'apprécier.

Jusqu'au début des années 1960, cette longue ligne droite qui court au milieu des terres maraîchères jusqu'à l'ancien restaurant du Grand Veneur, était jalonnée de nombreuses stations-service.
Valait mieux prévoir avant... s'agissait pas de tomber en carafe en traversant la forêt de Fontainebleau !


Pas moins de trois stations-service sur cette première partie en direction de Fontainebleau.

Sur la droite, après quelques serres de maraîchers, la première de ces stations est aujourd'hui reconvertie en centre d'achat et de revente de véhicules d'occasion.
L'esprit automobile est ainsi préservé... tant mieux.


Ancienne station-service Mobil.

C'est dans cette ancienne station service, qu'en 1961, est tourné l'une des scènes du film : "Les petits matins" où une pléiade d'acteurs célèbres se prêtent au jeu de ce road-movie tout à fait bon enfant.

Pour en savoir plus sur Les Petits Matins ou Mademoiselle Stop : https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Petits_Matins


C'est dans cette station Mobil qu'est tourné en 1961, une séquence du Film "Les Petits Matins".
Une façon pour nous de remonter le temps. Cliquez sur l'image pour télécharger l'extrait.

Juste après l'ex-station, voici l'entrée du "Chalet du Moulin", bar d'ambiance et piste de danse dans un cadre champêtre digne du peintre Millet.
Une vieille institution sur la nationale 7.

http://www.lechaletdumoulin.fr

La station suivante, Caltex, n'existe plus, mais son emplacement est occupé aujourd'hui par "Verts Jardins paysagiste".


Ancienne station-service Caltex. La physionomie générale de la station-service est restée.

La troisième station, BP, était située sur notre gauche, côté province / Paris.


Publicité pour la DB Panhard Le Mans à la station BP de Chailly en Bière. Image réactive. Même lieu aujourd'hui.

Au début des années 1960, la construction de la nouvelle RN37, qui doit relier Chailly en Bière à Saint-Germain sur Ecole, va profondément bouleverser le paysage environnant.
Une voie de la RN7, celle en direction de Fontainebleau, va se retrouver coupée par cette nouvelle route à 2x2 voies ouverte en décembre 1962.

La RN37 prend officiellement le nom de RN7E, le 17 avril 1963.
Construite en même temps que le premier tronçon de l'autoroute A6, elle devient bretelle de raccordement entre l'A6 et la RN7, et fait fonction de fin provisoire de l'autoroute.


Seconde partie de la ligne droite jusqu'au carrefour de l'ancien restaurant du Grand Veneur.
La voie RN7 en direction de Fontainebleau se retrouve coupée par la récente RN7E.
On retrouve encore une série de stations-service : la station BP vue précédemment, une station Esso et son antenne, une station Total.

Il faudra attendre 1992 pour que le carrefour soit sécurisé par un échangeur routier.
La D607/RN7 franchit désormais la D637/ RN7E par une passerelle.


Aujourd'hui le croisement des routes est sécurisé et le franchissement de la D637 s'effectue par un auto-pont.
A droite l'ancienne voie RN7 qui traversait les 4 voies de la RN7E.


Vue aérienne de la station Esso et du mini-golf. (Seule la maison blanche existe toujours aujourd'hui)

Poursuivons...
Les deux routes ont maintenant fusionnée.
Sur notre gauche, une maison à étage, mi-pierres, mi bardeaux de bois. Assurément, sous son bardage, la bicoque ne date pas d'hier.
Aujourd'hui la bâtisse est devenue une pizzeria, c'était il y a quelques années encore un pub et une petite scène rock.


Les années folles, début 1900. Les parisiens viennent passer un dimanche à l'orée de la forêt de Fontainebleau.
Il fait bon vivre à l'hôtel - restaurant Siron, en bordure de Route Nationale 7.
Prenons le temps, apprécions l'ombrage et la tranquillité... les concerts rock n'arriveront que dans 110 ans :-))


L'établissement s'est agrandi en cette fin des années 50. Aujourd'hui c'est ... comment dire... moins champêtre. Image réactive.

"Je suis d'accord avec vous, chers amis !
Le "Grand Veneur", c'est un peu surfait, le personnel y est crispé, et la clientèle guindée vous regarde comme si vous débarquiez de votre province natale !
Alors qu'en face, juste en bordure de Route Nationale 7, il y a "La Broche de Barbizon".
Tables et parasols en terrasse, ambiance décontractée et prix modérés.


Voici la dernière station service de notre ligne droite. Ancienne Station Total.
Si le bâtiment principal s'est reconverti en boulangerie, la piste attenante se fait envahir doucement par la végétation et les tags.
En 2022 l'ensemble est entièrement démoli.

"Leurs murs sont tagués, les terrains devenus de vraies décharges sauvages ou des terres d'accueil pour les gens du voyage.
Plusieurs dizaines de stations-service désaffectées polluent le paysage seine-et-marnais.
Impossible de connaître le nombre exact de ces établissements fantômes. Car si la Drire (Direction régionale de l'industrie, de la recherche
et de l'environnement) surveille de près leur dépollution, elle n'a aucun contrôle sur leur devenir.
Et depuis les années 1980, c'est l'hécatombe dans ce secteur de l'industrie pétrolière.
Bon nombre d'indépendants ont mis la clé sous la porte.
Le risque de pollution a dans la plupart des cas été écarté.
Situées généralement le long d'une voie express, ces friches n'intéressent pas les promoteurs immobiliers. Pas plus que les pétroliers."

Extrait du Parisien 2007.


Une photo du film "Les Petis Matins" Daniel Gélin garé du côté du Grand Veneur, avec en arrière plan la station Total.

A quelques mètres de là, sur la droite, au niveau du rond-point, nous passons devant une des grandes institutions de la nationale 7 : L'auberge du "Grand Veneur".
Une rôtisserie réputée dans la région, certes haut de gamme, qui depuis 1926 régalait les papilles des gourmets de la route, qui n'hésitaient pas à s'y arrêter pour déguster civets et gibiers rôtis.


Auberge du Grand Veneur


Aujourd'hui, si le bâtiment existe toujours, on n'y mange plus depuis bien longtemps. Image réactive.


Un saut dans le temps le long de la nationale 7.
Il a du beau monde au Grand Veneur si l'on en juge les voitures garées sur le parking. N'oubliez pas le pourboire du voiturier !


De la Simca à la Rolls, Le Grand Veneur accueillait une clientèle
de milieux différents, mais ayant en commun le goût pour la bonne cuisine. Et toujours bien surveillé le parking ...


Dans un décor digne d'un relais de chasse où il fleure bon le feu de bois,
parmi les trophées de chasse et les tables fleuries, trône une immense cheminée, rôtissoire géante que n'aurait pas reniée le cuisinier du roi.

Mais, justement ne sommes nous pas sur l'ancienne Route Royale ?

La fin de l'histoire est plus triste et la carte postale laisse aujourd'hui un goût amer.
En 2006 l'auberge est définitivement fermée, laissée à l'abandon et à vendre.

Rachetée en 2012, elle est transformée en galerie d'Art : "Le Grand Veneur, lieu hétéroclite".

Nous sommes, rappelons le, sur la commune de Barbizon, village artistique par excellence et nous pouvons toujours nous réjouir de la conservation d'un tel bâtiment, même transformé, qui perpétue cette tradition culturelle.

En 2018, le bâtiment est une nouvelle fois à l'abandon.

En 2019, les Cycles Lekeuss investissent le lieu : Passion, conseil, vente, entretien, réparation et location. Par et pour des passionnés de vélo.

 

 

Une visite vidéo du lieu transformé en galerie d'art, ce qui permet de revoir la grande salle actuellement. Attention ! nostalgique de la rôtisserie s'abstenir :

Un aperçu de la salle lieu hétéroclite


Rubrique faits divers vers les Années 90.

En route -

La route traverse maintenant sur plusieurs kilomètres, et sur 2 x 2 voies, la magnifique forêt de Fontainebleau autrefois appelée forêt de Bière (dérivé de bruyère).
C'est un important massif boisé de 25000 hectares administré principalement en forêt domaniale. http://fr.wikipedia.org/wiki/Forêt_de_Fontainebleau

Et voici, cachée dans la végétation, mais toujours en bordure de route, la borne royale à fleur de Lys, numérotée 27. (27000 toises = 52.380km depuis la capitale.)


La borne royale fleurdelysée 27. Photo Jean-François L.

Le carrefour de l' Épine est facilement reconnaissable à ses larges parkings aménagés de part et d'autre de la chaussée.
Ce carrefour, qui est en fait une croisée de chemins forestiers, est ainsi nommé car jadis, un arbre remarquable d'aubépine, plus que centenaire, en occupait le centre.


Le carrefour de l' Épine.

L'arbre fut rasé lors de l'élargissement de la nationale 7 après la première guerre mondiale.
Ancien rendez-vous des artistes de Barbizon, le carrefour est connu aujourd'hui par les randonneurs et les varappeurs qui viennent ici escalader les célèbres rochers de la forêt de Fontainebleau.
Le lieu est le point de départ de bons nombres de sentiers qui cheminent à travers les dédales rocheux de la forêt de Fontainebleau.


Carrefour de l' Épine. Image réactive.
Arbre remarquable, l'Aubépine a attiré de nombreux peintres de l'école de Barbizon comme Ferdinand Chaigneau (1830–1906) qui peint ce tableau en 1851.


Pour de nombreux Franciliens, la forêt est aujourd'hui synonyme de pique-nique, de promenade en famille, d'escalade, de randonnée à pied ou à cheval, mais il n'en fut pas toujours ainsi.

A une époque reculée où les voyages à travers les chemins de France tiennent plus de l'aventure périlleuse que du voyage d'agrément, l'expression "bandit de grand chemin" est toute trouvée,
pour illustrer la progression du banditisme sur les routes de campagnes et aux abords des forêts.

La forêt reste toutefois un magnifique terrain de chasse pour les rois de France et leur Cour, qui n'hésitent pas, l'automne arrivé, à parcourir en huit heures de temps la route qui les sépare de Versailles pour venir s'installer à Fontainebleau.

Voir à ce sujet : L'affaire du courrier de Lyon, la malle-poste attaquée en 1796 par des bandits de grands chemins - http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article4634


En route -

La sombre forêt recèle bien d'autres mystères...


Longtemps, les bois de Fontainebleau furent hantés par le tapage de chasses à courre fantômes conduites par le spectre d'un "Grand Veneur".
Entendues successivement par Charles VI que l'on disait fou (ce qui explique peut-être cela) puis par François 1er, c'est Henri IV qui décrira le mieux sa rencontre avec le "Chasseur Noir".

Il déclarera avoir ouï distinctement les aboiements des chiens, la cavalcade des chevaux et le son d'un cor de chasse, et avoir vu un chasseur vêtu de noir, "qu'on voyait de loin, mais qui disparaissait dès qu'on s'en approchait."

La hantise ne s'arrêta toutefois pas à ces témoignages dignes d'intérêts.

Cent ans après les déclarations d'Henri IV, en 1698, à un carrefour de la forêt, le fantôme d'un "Grand Veneur" tout de noir vêtu, "environné d'une meute de chiens dont on entendait les cris", apparut en personne à Louis XIV.

De nos jours, ce point de rencontre porte le nom de carrefour du "Grand Veneur". (Certaines versions situent l'apparition au carrefour de St Herem, c'est un peu plus loin, mais c'est toujours sur la nationale 7.)
L'apparition se manifesta une dernière fois, vers 1897 à une touriste Anglaise.


Sources : Edouard Brasey, Guide du chasseur de fantômes; Daniel Cohen, l' encyclopédie des fantômes.

Traditions et légendes en Seine et Marne.


Carrefour du Grand Veneur


Après quelques kilomètres, nous voici arrivés au fameux carrefour du "Grand Veneur". Image réactive. Photos Claude.K

Vous ne devriez rencontrer aucun fantôme aujourd'hui, simplement une croix de pierre au centre du rond-point

Des croix sur les routes de la forêt de Fontainebleau, on en trouve une à chaque carrefour.
Elles ont été installées en 1669, suite à une ordonnance royale qui imposait l'édification d'une croix, d'un poteau ou d'une pyramide à tous les carrefours des grandes routes et des chemins royaux.

Après la révolution en 1793, les croix de la forêt de Fontainebleau seront détruites et les carrefours débaptisés.
Ce n'est qu'au premier Empire qu'elles seront remises en place.

La plus ancienne est "Belle Croix", érigée en 1304 sur la "route ronde", route qui ceinture la forêt et qui fut construite à l'initiative d'Henri IV pour permettre aux dames de la Cour de suivre les chasses royales en carrosse.

Un luxe et un beau geste de galanterie.

Extraits , sources, et documents :

Pour en savoir plus sur les croix de la forêt de Fontainebleau


Le carrefour du Grand Veneur et la maison forestière années 50.

Le carrefour du Grand Veneur :

"Lieu de queste et de relai quand l'assemblée pour la chasse à courre est à l'ermitage de Franchard, à Chailly ou aux Hautes Loges de Salnove."

Le livret des Chasses du Roy nous apprend qu'en 1725, l'assemblée pour la chasse à courre se fit deux fois en cet endroit. (En 1725 Louis XV gouverne officiellement, il à 15 ans).

La croix du carrefour :

La croix élevée au centre du carrefour n'est pas là pour exorciser le fantôme rencontré par Louis XIV en cet endroit, mais pour rendre hommage à François VII :

"Duc de La Rochefoucauld, Pair et Grand Veneur de France, Prince de Marcillac, Duc de la Rocheguyon, Chevalier des Ordres du Roi et Grand Maître de sa garde robe" (ouf !).
Né le 15 juillet 1634, mort le 11 janvier 1744. (source : Dictionnaire Historique et Artistique de la Forêt de Fontainebleau)

Construite en bois à son origine, elle est détruite à la Révolution, puis réédifiée en grès en 1846. C'est cette dernière qui orne le carrefour aujourd'hui.

Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau : http://www.aaff.fr


Terminées les lignes droites à travers la forêt. Le carrefour de la Libération se profile.

En route -

Poursuivons à travers les bois.
Au loin se profile la silhouette d'une tour, non pas une tour du château de Fontainebleau, mais la tour Warnery, une tour d'habitation HLM, pas vraiment glamour, située juste dans l'axe de la route.
Vous en conviendrez, cette construction, tout droit issue des années 1960, considérée comme la verrue de Fontainebleau, jure assez avec le paysage environnant.


Premier aperçu de Fontainebleau. Pas très en phase avec la cité Impériale.


Panneau d'entrée d'agglomération, au Carrefour de la Fourche, aujourd'hui Carrefour de la Libération.
La Tour Warnery, sera construite à l'emplacement du pavillon de l'octroi qui marquait l'entrée de la ville. Image réactive.


 


Carrefour de la Libération.
La Tour Warnery et la station-service BP marquent l'entrée de Fontainebleau depuis 1957.
Avec ses 54 mètres sur 18 niveaux, la tour Warnery est l'un des plus hauts édifices du département.

L'arrivée à Fontainebleau.


Début juillet 1992, des milliers de routiers bloquent les routes de France pour protester contre l'instauration du permis de conduire à points.
Le carrefour de la Libération à l'entrée de Fontainebleau n'est pas épargné.

Nous voici à Fontainebleau.
Au carrefour de la Libération empruntons le boulevard de "Constance / D607"qui oblique légèrement sur la droite.
Nous voila donc arrivé au terme de la route Royale : Versailles - Fontainebleau.


Carrefour de la Libération. Tout compte fait en 64 ans, le carrefour s'est peu modifié, et nous ne sommes pas trop dépaysé.
Même la station service, au pied de la tour, est restée une station BP.
Extrait du film "les petits matins" 1962 . Image réactive.


 


Panneaux indicateurs au carrefour de la Libération, où il est question de la Nationale 5 et pas encore de la N6.

Fontainebleau Km 0058

http://www.fontainebleau.fr

Fontainebleau est la commune la plus vaste de la région Île-de-France. Elle s'étend sur 17 205 hectares, (172,05 km2).
Notre route ne traverse pas la ville, mais vous pourrez, si vous le désirez, atteindre facilement le fameux château en prenant la direction : Fontainebleau centre, au rond-point suivant.

https://www.chateaudefontainebleau.fr

Un peu d'histoire :

Fontainebleau villégiature des Rois.

Fontainebleau, c'est tout d'abord un hameau où Louis VII y fait construire un rendez-vous de chasse et une chapelle.

Philippe le Bel y naît en 1268 et y meurt en 1314.

En 1528, François Ier décide d'y construire une splendide demeure digne des palais qu'il avait vus en Italie.

La ville tire bien vite parti des visites répétées des Rois et de la Cour.

Elle accueille rapidement auberges et restaurants.
Les chambres sont louées à prix d'or.
Lorsque la Cour n'est pas à Fontainebleau, la ville continue à vivre grâce aux travaux constants d'embellissement du château : ouvriers et artistes y vivent toute l'année.

Le 18 octobre 1685, Louis XIV y signe l'Édit de Fontainebleau, plus connu sous la désignation de Révocation de l'Édit de Nantes, qui a poussé à l'exil de nombreux protestants.

En 1725, Louis XV s'y marie.

La Révolution n'a pas eu d'incidences notables sur la ville, ses habitants ayant toujours bénéficié de la Royauté qui leur a permis de s'enrichir.


Le château de Fontainebleau

L' Empire va réveiller cette ville assoupie. Napoléon Ier s'installe au château et le fait rénover.

En même temps, les vieux hôtels particuliers sont restaurés et certains sont même transformés en hôtels de tourisme, comme l'Aigle Noir.
Des casernes sont construites pour abriter les régiments de hussards.
Le 20 juin 1812, avant de partir pour sa funeste campagne de Russie, Napoléon fait transférer secrètement Pie VII à Fontainebleau
(transfert secret de Savone à Fontainebleau) qui y restera enfermé pendant dix-neuf mois.

Le 18 avril 1814, Napoléon, peu après sa première abdication, fait ses adieux à sa garde, aux célèbres grognards, dans la cour du Cheval Blanc.
Le château de Fontainebleau était d'ailleurs une résidence appréciée de l'Empereur.

Avec la chute de l'Empire, Fontainebleau s'endort doucement.

Au total, 34 souverains, de Louis VI le Gros à Napoléon III, ont séjourné à Fontainebleau au cours de sept siècles.

Du XVIe au XVIIIe siècle, tous les Rois, de François Ier à Louis XV, y ont effectué des travaux importants (démolition – reconstruction – agrandissement – embellissement)
d'où le caractère un peu « hétérogène », mais néanmoins harmonieux, de l'architecture du château.

Extraits et compilation Wikipédia

En route -

Au bout du Boulevard de Constance, nous arrivons au carrefour de l'Obélisque également connu sous le nom de "Carrefour de Marie-Antoinette".
C'est ici que se rencontrent les ex Routes Nationales 6 et 7, toutes les deux reliant Paris à Lyon.


Le carrefour de l'obélisque, sans aucune circulation.

Carrefour de l'obélisque.

Mais qu'est donc devenue la Route Nationale 5 annoncée sur les panneaux au carrefour de la Libération ? (voir plus haut)

 

A l'origine, la Route Nationale 7 (tracé orange) et la Route Nationale 5 (tracé vert), provenant toutes deux de Paris, traversaient la ville de Fontainebleau puis partaient vers Antibes, via Lyon, pour la RN7, et vers Genève, via Sens et Dijon, pour la RN5.

La RN6, quant à elle, ne débutait qu'à Sens et gagnait l'Italie via Lyon et Chambéry.

Pour rejoindre Lyon, l'automobiliste avait donc le choix entre deux itinéraires :

- La RN7 de Paris à Lyon,
ou
- la RN5 de Paris à Sens puis la RN6 de Sens à Lyon.

Lors d'une renumérotation des routes françaises en 1973, la RN5 fut en partie déclassée sur sa section Sens-Dijon.

En 1978 pour parfaire la cohérence de la numérotation, il fut décidé de renommer la section de la RN5 entre Paris et Sens, en RN6.

Ainsi, la RN6 débutait désormais de Paris pour rejoindre Lyon directement, comme sa consœur, la Nationale 7.

La même année, un nouveau tracé (tracé bleu) par les boulevards extérieurs fut ajouté dans la traversée de Fontainebleau.

 


Le voyageur pourra donc, s'il le désire, modifier ici son voyage vers le Sud, en optant soit pour les difficultés de la nationale 7,
notamment les traversées de Nemours, Lapalisse, Roanne ou encore le franchissement de la zone montagneuse du Lyonnais,
soit en choisissant le parcours plus facile de la nationale 6 en direction de la Bourgogne.

Dans ce dernier cas, il faudra toutefois compter avec le trafic plus important des camions ayant également choisi cette dernière solution sans contretemps.


Cartographie de Fontainebleau par Louis Poisson XVIIe. La Croix de St Jacques.

Au milieu du carrefour, trône non pas une croix, comme l'imposait une ordonnance royale de 1669, mais un Obélisque.
Une Croix de Saint-Jacques a tout de même été érigée entre 1664 et 1697 sur le carrefour, le plan Nicolas De fer l'atteste en 1697.
La croix a été remplacée en 1786 par l'obélisque actuel.


Le Carrefour de l'Obélisque vers les années 60.
Remarquez la roulotte de l'information routière en arrière plan. (voir plus bas
)

Cet obélisque est la réplique en plus petit de celui de la Place Saint-Pierre de Rome.
La légende veut qu'il ait été offert à Marie-Antoinette par les Bellifontains, mais son financement provient simplement de la bonne gestion des crédits de travaux du château.
L'obélisque fait partie du domaine national du Palais de Fontainebleau.

Source Dictionnaire Historique et Artistique de la Forêt de Fontainebleau.

Pour voir l'obélisque et ses bornes indicatrices de plus près.
https://www.fontainebleau-photo.fr/2023/03/obelisque-de-fontainebleau.html

En 2015, un chantier d'envergure agite le secteur de l'obélisque. Il s'agit de la réhabilitation du carrefour historique.
Un projet mené par le Département, l’ONF, la ville et le château.
Le projet vise à offrir un cadre de qualité à ce carrefour emblématique situé dans le Site classé de la Forêt de Fontainebleau et qui fait le lien entre la ville et la forêt.
Le réaménagement prévoit la mise en valeur des monuments par l’ouverture d’une clairière circulaire « dont le rayon est donné par l’arc du mur du jardin anglais »,
la remise à niveau de la chaussée « avec mise en œuvre de belles bordures en béton et d’îlots en grès », la reconversion du disque central du giratoire en prairie et la mise en lumière du site.

En mars 2017, c'est au tour du Département de faire sa partie du travail en déplaçant les quatre bornes classés monument historique et en terrassant la placette.
« Dans les prochaines semaines, le Département va enherber le disque central » nous précise-t-on du côté du Département.
A noter que c’est la ville qui aura pour mission d’entretenir le disque Central désormais, alors que c’est le Conseil départemental qui s’en occupait jusque-là.
Le château, lui devra continuer à entretenir le mur du Jardin Anglais.

Extraits :
https://actu.fr

https://actu.fr/ile-de-france/fontainebleau_77186/lobelisque-continue-sa-mue_7066175.html


Le Carrefour de l'Obélisque avant travaux / après Travaux. Image réactive. Photo 1 Claude.K

En route -

La rencontre de plusieurs routes nationales en ce point précis, rendait la circulation routière particulièrement dense certains jours.
Il était donc fréquent d'y subir d'importants "ralentissements", le terme de "bouchon" n'étant pas encore très usité à l'époque.

Avec la démocratisation de l'automobile dans les années 1950, les parisiens n'hésitent plus à quitter la capitale en voiture pour passer le week-end en province.
Le dimanche soir, les retours sont marqués par l'apparition des premiers encombrements récurrents.
Radio France qui dès ses débuts a toujours fait de l'information routière une priorité de service public, diffuse en 1950 "Route de Nuit" sur Paris Inter.

En 1951, l'émission "Inter Route", animé par Roger Couderc et Christiane Pollefoort, innove, en cela qu'elle est diffusée en direct d'un PC routier.

En 1958, toujours sur France Inter on peut entendre des "points routes" basés sur les informations fournies en direct par la Gendarmerie Nationale.
Ces points routes sont diffusés depuis le carrefour de l'obélisque en forêt de Fontainebleau où se croisent la RN5 (pas encore RN6) et la RN7.

La Gendarmerie de Seine-et-Marne avait adopté un dispositif, encore inédit à l'époque, de surveillance par axe.
Le carrefour de l'obélisque en était le point convergeant.
En ce lieu "stratégique" est implanté en 1960 un "PC avancé" dont le rôle est de renseigner, aider, dépanner et secourir les usagers.

Le PC est installé dans une remorque de commandement où une permanence est tenue de 07h00 à 22h00 du lundi au jeudi et 24h/24 les vendredis, samedis, dimanches, les veilles et jours de fête.

Il s'agit là de la toute première structure dédiée à l'information de l'usager sur les conditions de circulation routière.


Le PC avancé dans la remorque au carrefour de l'obélisque en 1964.
Photo extraite du site : Motards de la gendarmerie.

Le marché de l'autoradio étant en pleine expansion, les émissions dédiées à la route vont se multiplier.
En 1963 Jean-Louis Foulquier et Gérard Klein font de France Inter "la station de l'automobiliste et du routier".
En 1972, l'émission "Les routiers sont sympas" animée par Max Meynier sur l'antenne de RTL prendra le relais et rencontrera un vif succès pendant plus de 10 ans.

Sources : Wikipédia & Radio France.
Photo : Tout sur le « P.C avancé de l'Obélisque » à Fontainebleau. Passionnant !


En 1992, le PC de l'information routière sera bien incompétent pour régler le blocage des routes par les chauffeurs routiers
qui protestent contre l'instauration du permis de conduire à points, ici carrefour de l'obélisque.

En route -

Continuons sur la N7 / D607 et prenons maintenant la direction de Montargis / Nemours.
Deux kilomètres plus loin, un ouvrage d'art surplombe la route. Il s'agit de l'aqueduc de la Vanne.


A la sortie du rond-point, l'une des bornes cardinales qui encadraient l'obélisque avant les travaux de 2016, retrouve une place mieux appropriée en bordure de route.
31e borne milliaire depuis Paris. Image réactive.


L'aqueduc de la Vanne franchit la RN7 en pleine forêt de Fontainebleau.

Un peu d'histoire :

En 1867, la ville de Paris a engagé une série de travaux et construit un long aqueduc destiné à capter les sources de la vallée pour alimenter la capitale, et cela depuis l'amont de la rivière "La Vanne" dans l'Aube, jusqu'à la ville de Sens.
Les travaux ont été réalisés par l'architecte Eugène Belgrand.
Le débit du cours d'eau en fut fort modifié. Un aqueduc longe la rivière sur presque toute sa longueur, parfois souterrain et parfois à l'air libre.
On peut y voir d'importants ouvrages d'art. À noter que les Romains avaient déjà effectué des travaux analogues pour alimenter la ville de Sens.

Aujourd'hui, l'aqueduc de la Vanne court jusqu'à Paris, traversant notamment l'Yonne et la forêt de Fontainebleau,
et transportant à 2,5 km à l'heure pas moins de 957 litres d'eau de source (et non pas de rivière) par seconde dans le réservoir de Montsouris pour la consommation d'environ 20 % de l'eau potable de la capitale.
Le débit de la rivière en est diminué d'autant.

Extrait Wikipédia.

En route -

Environ 500 mètres plus loin sur la droite, une stèle dressée en bord de route appelle notre attention.

C'est un monument élevé à la mémoire de Georges Mandel, né en 1885, chef de cabinet de Clemenceau, député du Médoc, ministre des PTT, puis des Colonies, emprisonné en 1940 par le gouvernement Pétain.

D'abord livré aux Allemands qui le déportent au camp de Buchenwald, avant de le ramener en France, Mandel est ensuite abandonné à la milice qui l'exécute.

Une stèle est érigée à l'endroit même où il est assassiné par la milice le 7 juillet 1944.
Le monument est inauguré le 8 juillet 1946, en présence de Michel Clemenceau, Paul Reynaud et Léon Blum.

Sur le soubassement sont gravés ces vers de Tristan l'Hermite :

« Lorsqu'il fut tombé sanglant dans la poussière les mains de la Victoire ont fermé ses paupières ».

Pour en savoir plus : http://cercledesconnaissances.blogspot.fr/2012/05/georges-mandel.html


Photo Claude.K

En route -
Situé au sommet d'une côte, le prochain carrefour est celui de la croix de St Herem. Encore une croix me direz-vous ! mais qui est donc ce Saint-Herem ?


Le Carrefour Saint Herem hier et aujourd'hui. Image réactive. (photo actu Claude.K)

En 1660, François-Gaspard de Montmorin de Saint-Hérem, gouverneur de la ville et du château de Fontainebleau, capitaine des chasses et louvetier des forêts de Bière et de Brie, fait ériger une croix en bois à ce carrefour.
Détruite en 1793, elle est relevée en 1827.

Nous sommes au croisement de la RN7 et de la Route Ronde, route qui ceinture la forêt et qui fut construite sous le règne d'Henri IV.

La Grande Histoire :

Le 25 novembre 1804, c'est à ce carrefour que Napoléon Ier a rendez-vous avec le Pape Pie VII, qui a accepté, contre l'avis de la Curie, de venir sacrer " Empereur des Français" Napoléon Bonaparte à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804.
En 1863, l'empereur Napoléon III demandera à Alexis Paccard d'édifier une nouvelle croix en pierre, afin de commémorer l'événement.
C'est cette dernière, restaurée que l'on peut voir aujourd'hui au centre du carrefour.


Maintenant la Petite Histoire :

De cette rencontre entre les deux souverains, pas moins de treize auteurs, tous contemporains des faits, en présentent leur version.

En voici la synthèse :

Le matin du 25 novembre 1804, donc, Napoléon vêtu d'un habit vert, feint de chasser dans la forêt de Fontainebleau en compagnie de ses veneurs et de cinquante chiens, tout en sachant parfaitement que la berline pontificale, qui a quitté Montargis à l'aube, s'approche après une courte halte à Nemours.

Aussi, à midi, qu'elle n'est pas sa surprise feinte de la rencontrer au carrefour de la Croix de St Herem, après qu'elle a traversé Bourron !
Aussitôt un veneur ordonne à la voiture de s'arrêter et le pape en descend, tandis que l'Empereur demeure un moment à cheval pour bien manifester sa prééminence et déjà humilier le pauvre vieillard pataugeant à présent dans la boue, ce qui fait dire cruellement à Savary : "il fallut bien qu'il en vint là".

Enfin Napoléon met pied à terre et serre le pontife stupéfait dans ses bras avant de l'entraîner vers son propre carrosse qui stationne discrètement à quelques mètres.

[..] Deux valets aussitôt ouvrent les portes, mais l'Empereur, plus jeune et plus agile que son hôte, en profite pour prendre la place de droite, la place d'honneur, laissant celle de gauche à son invité. Et fouette cocher...

[..] Un court moment plus tard, la voiture stoppe devant le grand escalier de Fontainebleau, où dix années plus tard Napoléon fera ses adieux à la garde impériale...

Extrait - Gonzague Saint Bris : Le Sacre

En route -

Traversons la forêt de Fontainebleau, sur quelques kilomètres encore, avant d'arriver "Au Pavé du Roy", un hameau et lieu-dit dépendant de la commune de Bourron-Marlotte.


L'entrée du Pays, comme on disait jadis, ici le Pavé du Roy. Années 50 et aujourd'hui. Image réactive.

Le Pavé du Roy Km 0065

Vous souvenez vous de Chailly en Bière et de son hameau Barbizon ?

Et bien le hameau du "Pavé du Roy" a comme un air de déjà vu, en cela qu'il accueillit lui aussi dans ses auberges, des artistes peintres et des écrivains, tous amateurs de forêt et de vie champêtre.

Lorsque plus tard ces artistes bohèmes jugèrent le Pavé du Roy trop branché et trop cher à leur goût,
ils migrèrent vers la commune située à une centaine de mètre de là : Bourron-Marlotte.

 

Petit retour en arrière :

"Au 19ème siècle, c'est la grande période artistique de Bourron-Marlotte.

Vers 1830 Caruelle d'Aligny et Jean-Baptiste Corot, son ami, s'installent à Marlotte où un grand nombre d'artistes de Barbizon leur rendront visite : Harpignies, Daubigny, Diaz de la Pena, Olivier de Penne, Celestin Nanteuil.

A partir de 1860, Sisley, Renoir, Monet, Cézanne, Pissarro, Bazille.. les rejoindront.

C'est l'esprit de bohème qui règne."

Source et extraits : http://bourronmarlotte.fr

 


La carte de Cassini du XVIIIe siècle mentionne un Relais des Postes sur le bourg de Bouron, un peu à l'écart de la Route de Paris à Lyon (tracé marron).
Le Pavé du Roy, n'est pas mentionné . Le symbole à gauche, surmonté des lettres Jce, indique un lieu ou la justice était rendue.

A Bourron, lieu de passage très fréquenté sur la Grande Route de Fontainebleau à Nemours, un Relais de Poste aux chevaux existait depuis la fin du XVe siècle.
Longtemps réservé à faciliter les déplacements militaires, le tenant de poste auquel ce relais était confié devait mettre des chevaux frais à la disposition des courriers du roi.

Sa situation privilégiée au pied de « la redoutable montagne de Bourron » et le rapide développement du transport des voyageurs et des marchandises à la fin de la Guerre de cent ans,
faisaient de ce relais proche de Fontainebleau et de son palais, un emplacement stratégique, exigeant un Maître de Poste sûr et compétent.


L'auberge du Pavé du Roy. Image réactive.

Des bidons de 5 litres de Moto Naphta (Deutcsh de la Meurthe) entreposés au pied de l'arbre, sont proposés à la vente.
A l'époque où l'automobile est encore rare au début du siècle dernier, ce sont les commerces de proximité qui vendent le carburant.
Pour faire le plein on s'arrête donc chez l'épicier, le droguiste ou comme ici le café.

Au Pavé du Roy, les voyageurs empruntant les coches, les diligences ou roulant carrosse trouvaient outre des chevaux de rechange, une ou deux auberges offrant le gîte et le couvert.
Selon la coutume du temps, elles avaient pour enseigne la branche de genévrier ou le traditionnel bouchon, signe que l'on pouvait y boire du vin « à pot et à pinte ».

Extrait du site : http://www.apophtegme.com (site disparu aujourd'hui)

Nota : Une branche de genévrier était utilisée comme enseigne pour les petites auberges rurales. Lorsqu'il y avait changement de propriétaire, cette branche était décorée, durant cette période le patron payait sa tournée.

En route -

Arrivé dans le bourg, l'auberge du Pavé du Roy sur la droite en direction de Nemours, était une halte appréciée des voyageurs, je parle bien entendu au passé car aujourd'hui, l'endroit est plutôt désert.
Vous ne trouverez plus trace de l'auberge aujourd'hui.
Quoique, en regardant de près !


La ruelle pavée devant l'ancienne auberge dont le nom est resté. Une remontée dans le temps. Photo Claude.K 2017


Extrait plaquette de présentation

Au carrefour, en face, subsiste un mur Michelin et si l'on s'engage en direction de Bourron, un ancien panneau indique encore la Route Nationale 7.


01 - En direction de Fontainebleau, un mur Michelin, en place depuis 1933, indique une Voie Ordinaire (Vo) vers Bourron ou Montigny.
On a un bel aperçu de la côte de la "redoutable montagne de Bourron".
02 - Une vue actuelle de la côte de Bourron. Image réactive. Photo du mur Claude.K 2017.


Un panneau de signalisation (officiel ?) vers la RN7 aperçu à Bourron


En concurrence directe, de l'autre côté de la chaussée, l'auberge de la Route Bleue et ses tables en bordure de route,
symbole d'une époque où boire un verre à un mètre de la route nationale n'était pas encore si désagréable... Remarquez la borne Km. Image réactive.


Avant de quitter le patelin, jetons un œil nostalgique sur ce vénérable garage dont les locaux sont aujourd'hui à vendre. Image réactive.

Le hameau est vite traversé.



Agréable perspective à la sortie du Pavé du Roy, entre les murs du parc et les bois du château de Bourron.

En route -

Suivons la direction de Nemour et Montargis.
La route se poursuit en franchissant la voie de chemin de fer Paris-Montargis, au départ de la gare de Bourron-Marlotte, puis passe devant une station Total Ernegies, solitaire en rase campagne.


A la sortie du Pavé du Roy, sur la gauche, la borne royale 35. Photos Claude.K.2017


Station Total

 


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