ETAPE 2 : de CHAILLY EN BIERE à FONTENAY SUR LOING de 0050 à
0100 km de Paris.
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1 /3
|Début étape] Chailly en Bière
/ Barbizon - Fontainebleau - Le Pavé du Roy ( Bourron
Marlotte ) → |
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Le point de départ pour cette seconde étape se situe à
la sortie du village de Chailly en Bière, au croisement des routes
D607 et D64.

Pour le point Google Earth c'est ici.
Nous sommes dans le département de Seine et Marne 77 en région
Île-de-France.
Déclassement de la Route Nationale 7, par
la réforme 2005 : dans le département de Seine et Marne,
l'ancienne RN 7 prend le numéro de D 607.
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Le point de départ de la seconde étape :
le carrefour des routes de Barbizon Village et de Fontainebleau
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Engouffrons nous sous la frondaison des arbres, tout en faisant
gaffe aux excès de vitesse. Vous voila prévenu.
Cet emplacement, particulièrement accidentogène,
situé à la jonction de la RN7 et de la route de Barbizon
a souvent été privilégié pour les contrôles
routiers... quelque soit l'époque.
Si les gendarmes se font plus rares aujourd'hui, ils sont remplacés
par les radars.

22 ... les v'là !!!. Remarquez le type de panneau indicateur
en forme de bloc de béton peint.
203 radio et moto Terrot 500 RGST . Image réactive.
Pour en savoir plus sur cette expression : https://fr.wikipedia.org/wiki/22,_v%27là_les_flics_!
C'est parti - Laissons sur la droite la
route qui mène à Barbizon et continuons direction Fontainebleau
par la N7, aujourd'hui déclassée en D607.
Cette section de route, ombragée et bordée de platanes,
comme à la grande époque de la route mythique, fait partie
d'un patrimoine arboré, hélas en voie de disparition.
Surtout sans aucune barrières de sécurité. L'instant
est plutôt rare de nos jours, sachez l'apprécier.
Jusqu'au début des années 1960, cette longue
ligne droite qui court au milieu des terres maraîchères jusqu'à
l'ancien restaurant du Grand Veneur, était jalonnée de nombreuses
stations-service.
Valait mieux prévoir avant... s'agissait pas de tomber en carafe
en traversant la forêt de Fontainebleau !

Pas moins de trois stations-service sur cette première partie
en direction de Fontainebleau.
Sur la droite, après quelques serres de maraîchers,
la première de ces stations est aujourd'hui reconvertie en centre
d'achat et de revente de véhicules d'occasion.
L'esprit automobile est ainsi préservé... tant mieux.

Ancienne station-service Mobil.
C'est dans cette ancienne station service, qu'en 1961, est
tourné l'une des scènes du film : "Les petits matins"
où une pléiade d'acteurs célèbres se prêtent
au jeu de ce road-movie tout à fait bon enfant.
Pour en savoir plus sur Les Petits Matins ou Mademoiselle
Stop : https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Petits_Matins

C'est dans cette station Mobil qu'est tourné en 1961, une séquence
du Film "Les Petits Matins".
Une façon pour nous de remonter le temps. Cliquez sur l'image pour
télécharger l'extrait.
Juste après l'ex-station, voici l'entrée du
"Chalet du Moulin", bar d'ambiance et piste de danse dans un
cadre champêtre digne du peintre Millet.
Une vieille institution sur la nationale 7.
http://www.lechaletdumoulin.fr

La station suivante, Caltex, n'existe plus, mais son emplacement
est occupé aujourd'hui par "Verts Jardins paysagiste".

Ancienne station-service Caltex. La physionomie générale
de la station-service est restée.
La troisième station, BP, était située
sur notre gauche, côté province / Paris.

Publicité pour la DB Panhard Le Mans à la station BP
de Chailly en Bière. Image réactive. Même lieu aujourd'hui.
Au début des années 1960, la construction
de la nouvelle RN37, qui doit relier Chailly en Bière à
Saint-Germain sur Ecole, va profondément bouleverser le paysage
environnant.
Une voie de la RN7, celle en direction de Fontainebleau, va se retrouver
coupée par cette nouvelle route à 2x2 voies ouverte en décembre
1962.
La RN37 prend officiellement le nom de RN7E, le 17 avril
1963.
Construite en même temps que le premier tronçon de l'autoroute
A6, elle devient bretelle de raccordement entre l'A6 et la RN7, et fait
fonction de fin provisoire de l'autoroute.

Seconde partie de la ligne droite jusqu'au carrefour de l'ancien restaurant
du Grand Veneur.
La voie RN7 en direction de Fontainebleau se retrouve coupée par
la récente RN7E.
On retrouve encore une série de stations-service : la station BP
vue précédemment, une station Esso et son antenne, une station
Total.
Il faudra attendre 1992 pour que le carrefour soit sécurisé
par un échangeur routier.
La D607/RN7 franchit désormais la D637/ RN7E par une passerelle.

Aujourd'hui le croisement des routes est sécurisé et
le franchissement de la D637 s'effectue par un auto-pont.
A droite l'ancienne voie RN7 qui traversait les 4 voies de la RN7E.

Vue aérienne de la station Esso et du mini-golf. (Seule la maison
blanche existe toujours aujourd'hui)
Poursuivons...
Les deux routes ont maintenant fusionnée.
Sur notre gauche, une maison à étage, mi-pierres, mi bardeaux
de bois. Assurément, sous son bardage, la bicoque ne date pas d'hier.
Aujourd'hui la bâtisse est devenue une pizzeria, c'était
il y a quelques années encore un pub et une petite scène
rock.

Les années folles, début 1900. Les parisiens viennent
passer un dimanche à l'orée de la forêt de Fontainebleau.
Il fait bon vivre à l'hôtel - restaurant Siron, en bordure
de Route Nationale 7.
Prenons le temps, apprécions l'ombrage et la tranquillité...
les concerts rock n'arriveront que dans 110 ans :-))

L'établissement s'est agrandi en cette fin des années 50.
Aujourd'hui c'est ... comment dire... moins champêtre. Image réactive.
"Je suis d'accord avec vous, chers amis !
Le "Grand Veneur", c'est un peu surfait, le personnel y est
crispé, et la clientèle guindée vous regarde comme
si vous débarquiez de votre province natale !
Alors qu'en face, juste en bordure de Route Nationale 7, il y a "La
Broche de Barbizon".
Tables et parasols en terrasse, ambiance décontractée et
prix modérés.
Voici la dernière station service de notre ligne droite. Ancienne
Station Total.
Si le bâtiment principal s'est reconverti en boulangerie, la piste
attenante se fait envahir doucement par la végétation et
les tags.
En 2022 l'ensemble est entièrement démoli.
"Leurs murs sont tagués, les terrains devenus
de vraies décharges sauvages ou des terres d'accueil pour les
gens du voyage.
Plusieurs dizaines de stations-service désaffectées polluent
le paysage seine-et-marnais.
Impossible de connaître le nombre exact de ces établissements
fantômes. Car si la Drire (Direction régionale de l'industrie,
de la recherche
et de l'environnement) surveille de près leur dépollution,
elle n'a aucun contrôle sur leur devenir.
Et depuis les années 1980, c'est l'hécatombe dans ce secteur
de l'industrie pétrolière.
Bon nombre d'indépendants ont mis la clé sous la porte.
Le risque de pollution a dans la plupart des cas été écarté.
Situées généralement le long d'une voie express,
ces friches n'intéressent pas les promoteurs immobiliers. Pas
plus que les pétroliers."
Extrait du Parisien 2007.

Une photo du film "Les Petis Matins" Daniel Gélin
garé du côté du Grand Veneur, avec en arrière
plan la station Total.
A quelques mètres de là, sur la droite, au niveau du rond-point,
nous passons devant une des grandes institutions de la nationale 7 : L'auberge
du "Grand Veneur".
Une rôtisserie réputée dans la région, certes
haut de gamme, qui depuis 1926 régalait les papilles des gourmets
de la route, qui n'hésitaient pas à s'y arrêter pour
déguster civets et gibiers rôtis.

Auberge du Grand Veneur
Aujourd'hui, si le bâtiment existe toujours, on n'y mange plus
depuis bien longtemps. Image réactive.

Un saut dans le temps le long de la nationale 7.
Il a du beau monde au Grand Veneur si l'on en juge les voitures garées
sur le parking. N'oubliez pas le pourboire du voiturier !

De la Simca à la Rolls, Le Grand Veneur accueillait une clientèle
de milieux différents, mais ayant en commun le goût
pour la bonne cuisine. Et toujours bien surveillé le parking ...
| |
Dans un décor
digne d'un relais de chasse où il fleure bon le feu de bois,
parmi les trophées de chasse et les tables fleuries, trône
une immense cheminée, rôtissoire géante que
n'aurait pas reniée le cuisinier du roi.
Mais, justement ne sommes nous pas sur l'ancienne Route Royale
?
La fin de l'histoire est plus triste et la carte postale
laisse aujourd'hui un goût amer.
En 2006 l'auberge est définitivement fermée, laissée
à l'abandon et à vendre.
Rachetée en 2012, elle est transformée
en galerie d'Art : "Le Grand Veneur, lieu hétéroclite".
Nous sommes, rappelons le, sur la commune de Barbizon,
village artistique par excellence et nous pouvons toujours nous
réjouir de la conservation d'un tel bâtiment, même
transformé, qui perpétue cette tradition culturelle.
En 2018, le bâtiment est une nouvelle fois à
l'abandon.
En 2019, les Cycles Lekeuss investissent le lieu :
Passion, conseil, vente, entretien, réparation et location.
Par et pour des passionnés de vélo.
Une visite vidéo du lieu transformé
en galerie d'art, ce qui permet de revoir la grande salle actuellement.
Attention ! nostalgique de la rôtisserie s'abstenir :
Un
aperçu de la salle lieu hétéroclite |

Rubrique faits divers vers les Années 90.
En route -
La route traverse maintenant sur plusieurs kilomètres, et sur
2 x 2 voies, la magnifique forêt de Fontainebleau autrefois appelée
forêt de Bière (dérivé de bruyère).
C'est un important massif boisé de 25000 hectares administré
principalement en forêt domaniale. http://fr.wikipedia.org/wiki/Forêt_de_Fontainebleau
Et voici, cachée dans la végétation, mais toujours
en bordure de route, la borne royale à fleur de Lys, numérotée
27. (27000 toises = 52.380km depuis la capitale.)

La borne royale fleurdelysée 27. Photo Jean-François
L.
Le carrefour de l' Épine est facilement reconnaissable
à ses larges parkings aménagés de part et d'autre
de la chaussée.
Ce carrefour, qui est en fait une croisée de chemins forestiers,
est ainsi nommé car jadis, un arbre remarquable d'aubépine,
plus que centenaire, en occupait le centre.

Le carrefour de l' Épine.
L'arbre fut rasé lors de l'élargissement de
la nationale 7 après la première guerre mondiale.
Ancien rendez-vous des artistes de Barbizon, le carrefour est connu aujourd'hui
par les randonneurs et les varappeurs qui viennent ici escalader les célèbres
rochers de la forêt de Fontainebleau.
Le lieu est le point de départ de bons nombres de sentiers qui
cheminent à travers les dédales rocheux de la forêt
de Fontainebleau.

Carrefour de l' Épine. Image réactive.
Arbre remarquable, l'Aubépine a attiré de nombreux peintres
de l'école de Barbizon comme Ferdinand Chaigneau (1830–1906)
qui peint ce tableau en 1851.
Pour de nombreux Franciliens, la forêt est aujourd'hui synonyme
de pique-nique, de promenade en famille, d'escalade, de randonnée
à pied ou à cheval, mais il n'en fut pas toujours ainsi.
A une époque reculée où les voyages à travers
les chemins de France tiennent plus de l'aventure périlleuse que
du voyage d'agrément, l'expression "bandit de grand chemin"
est toute trouvée,
pour illustrer la progression du banditisme sur les routes de campagnes
et aux abords des forêts.
La forêt reste toutefois un magnifique terrain de chasse pour les
rois de France et leur Cour, qui n'hésitent pas, l'automne arrivé,
à parcourir en huit heures de temps la route qui les sépare
de Versailles pour venir s'installer à Fontainebleau.
Voir à ce sujet : L'affaire du courrier de Lyon, la malle-poste
attaquée en 1796 par des bandits de grands chemins - http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article4634
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En route -
La sombre forêt recèle bien d'autres mystères...
Longtemps, les bois de Fontainebleau furent hantés par le
tapage de chasses à courre fantômes conduites par le
spectre d'un "Grand Veneur".
Entendues successivement par Charles VI que l'on disait fou (ce
qui explique peut-être cela) puis par François 1er,
c'est Henri IV qui décrira le mieux sa rencontre avec le
"Chasseur Noir".
Il déclarera avoir ouï distinctement les aboiements
des chiens, la cavalcade des chevaux et le son d'un cor de chasse,
et avoir vu un chasseur vêtu de noir, "qu'on voyait de
loin, mais qui disparaissait dès qu'on s'en approchait."
La hantise ne s'arrêta toutefois pas à ces témoignages
dignes d'intérêts.
Cent ans après les déclarations d'Henri IV, en 1698,
à un carrefour de la forêt, le fantôme d'un "Grand
Veneur" tout de noir vêtu, "environné d'une
meute de chiens dont on entendait les cris", apparut en personne
à Louis XIV.
De nos jours, ce point de rencontre porte le nom de carrefour du
"Grand Veneur". (Certaines versions situent l'apparition
au carrefour de St Herem, c'est un peu plus loin, mais c'est toujours
sur la nationale 7.)
L'apparition se manifesta une dernière fois, vers 1897 à
une touriste Anglaise.
Sources : Edouard Brasey, Guide du chasseur de fantômes;
Daniel Cohen, l' encyclopédie des fantômes.
Traditions
et légendes en Seine et Marne. |

Carrefour du Grand Veneur

Après quelques kilomètres, nous voici arrivés
au fameux carrefour du "Grand Veneur". Image réactive.
Photos Claude.K
Vous ne devriez rencontrer aucun fantôme aujourd'hui,
simplement une croix de pierre au centre du rond-point
Des croix sur les routes de la forêt de Fontainebleau, on en trouve
une à chaque carrefour.
Elles ont été installées en 1669, suite à
une ordonnance royale qui imposait l'édification d'une croix, d'un
poteau ou d'une pyramide à tous les carrefours des grandes routes
et des chemins royaux.
Après la révolution en 1793, les croix de la forêt
de Fontainebleau seront détruites et les carrefours débaptisés.
Ce n'est qu'au premier Empire qu'elles seront remises en place.
La plus ancienne est "Belle Croix", érigée en
1304 sur la "route ronde", route qui ceinture la forêt
et qui fut construite à l'initiative d'Henri IV pour permettre
aux dames de la Cour de suivre les chasses royales en carrosse.
Un luxe et un beau geste de galanterie.
Extraits , sources, et documents :
Pour
en savoir plus sur les croix de la forêt de Fontainebleau

Le carrefour du Grand Veneur et la maison forestière années
50.
Le carrefour du Grand Veneur :
"Lieu de queste et de relai quand l'assemblée
pour la chasse à courre est à l'ermitage de Franchard, à
Chailly ou aux Hautes Loges de Salnove."
Le livret des Chasses du Roy nous apprend qu'en 1725, l'assemblée
pour la chasse à courre se fit deux fois en cet endroit. (En 1725
Louis XV gouverne officiellement, il à 15 ans).
La croix du carrefour :
La croix élevée au centre du carrefour n'est
pas là pour exorciser le fantôme rencontré par Louis
XIV en cet endroit, mais pour rendre hommage à François
VII :
"Duc de La Rochefoucauld, Pair et Grand Veneur de France,
Prince de Marcillac, Duc de la Rocheguyon, Chevalier des Ordres du Roi
et Grand Maître de sa garde robe" (ouf !).
Né le 15 juillet 1634, mort le 11 janvier 1744. (source : Dictionnaire
Historique et Artistique de la Forêt de Fontainebleau)
Construite en bois à son origine, elle est détruite
à la Révolution, puis réédifiée en
grès en 1846. C'est cette dernière qui orne le carrefour
aujourd'hui.
Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau
: http://www.aaff.fr

Terminées les lignes droites à travers la forêt.
Le carrefour de la Libération se profile.
En route -
Poursuivons à travers les bois.
Au loin se profile la silhouette d'une tour, non pas une tour du château
de Fontainebleau, mais la tour Warnery, une tour d'habitation HLM, pas
vraiment glamour, située juste dans l'axe de la route.
Vous en conviendrez, cette construction, tout droit issue des années
1960, considérée comme la verrue de Fontainebleau, jure
assez avec le paysage environnant.

Premier aperçu de Fontainebleau. Pas très en phase avec
la cité Impériale.

Panneau d'entrée d'agglomération, au Carrefour de la
Fourche, aujourd'hui Carrefour de la Libération.
La Tour Warnery, sera construite à l'emplacement du pavillon de
l'octroi qui marquait l'entrée de la ville. Image réactive.
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Carrefour de la Libération.
La Tour Warnery et la station-service BP marquent l'entrée
de Fontainebleau depuis 1957.
Avec ses 54 mètres sur 18 niveaux, la tour Warnery est l'un
des plus hauts édifices du département.
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L'arrivée à Fontainebleau.

Début juillet 1992, des milliers de routiers bloquent les routes
de France pour protester contre l'instauration du permis de conduire à
points.
Le carrefour de la Libération à l'entrée de Fontainebleau
n'est pas épargné.
Nous voici à Fontainebleau.
Au carrefour de la Libération empruntons le boulevard de "Constance
/ D607"qui oblique légèrement sur la droite.
Nous voila donc arrivé au terme de la route Royale : Versailles
- Fontainebleau.

Carrefour de la Libération. Tout compte fait en 64 ans, le
carrefour s'est peu modifié, et nous ne sommes pas trop dépaysé.
Même la station service, au pied de la tour, est restée une
station BP.
Extrait du film "les petits matins" 1962 . Image réactive.
Panneaux indicateurs au carrefour de la Libération,
où il est question de la Nationale 5 et pas encore de la N6.
Fontainebleau Km 0058
http://www.fontainebleau.fr
Fontainebleau est la commune la plus vaste de la région Île-de-France.
Elle s'étend sur 17 205 hectares, (172,05 km2).
Notre route ne traverse pas la ville, mais vous pourrez, si vous le désirez,
atteindre facilement le fameux château en prenant la direction :
Fontainebleau centre, au rond-point suivant.
https://www.chateaudefontainebleau.fr
Un peu d'histoire :
Fontainebleau villégiature des Rois.
Fontainebleau, c'est tout d'abord un hameau où Louis VII
y fait construire un rendez-vous de chasse et une chapelle.
Philippe le Bel y naît en 1268 et y meurt en 1314.
En 1528, François Ier décide d'y construire une splendide
demeure digne des palais qu'il avait vus en Italie.
La ville tire bien vite parti des visites répétées
des Rois et de la Cour.
Elle accueille rapidement auberges et restaurants.
Les chambres sont louées à prix d'or.
Lorsque la Cour n'est pas à Fontainebleau, la ville continue
à vivre grâce aux travaux constants d'embellissement
du château : ouvriers et artistes y vivent toute l'année.
Le 18 octobre 1685, Louis XIV y signe l'Édit de Fontainebleau,
plus connu sous la désignation de Révocation de l'Édit
de Nantes, qui a poussé à l'exil de nombreux protestants.
En 1725, Louis XV s'y marie.
La Révolution n'a pas eu d'incidences notables sur la ville,
ses habitants ayant toujours bénéficié de la
Royauté qui leur a permis de s'enrichir. |
Le château de Fontainebleau |
L' Empire va réveiller cette ville assoupie. Napoléon Ier
s'installe au château et le fait rénover.
En même temps, les vieux hôtels particuliers sont restaurés
et certains sont même transformés en hôtels de tourisme,
comme l'Aigle Noir.
Des casernes sont construites pour abriter les régiments de hussards.
Le 20 juin 1812, avant de partir pour sa funeste campagne de Russie, Napoléon
fait transférer secrètement Pie VII à Fontainebleau
(transfert secret de Savone à Fontainebleau) qui y restera enfermé
pendant dix-neuf mois.
Le 18 avril 1814, Napoléon, peu après sa première
abdication, fait ses adieux à sa garde, aux célèbres
grognards, dans la cour du Cheval Blanc.
Le château de Fontainebleau était d'ailleurs une résidence
appréciée de l'Empereur.
Avec la chute de l'Empire, Fontainebleau s'endort doucement.
Au total, 34 souverains, de Louis VI le Gros à Napoléon
III, ont séjourné à Fontainebleau au cours de sept
siècles.
Du XVIe au XVIIIe siècle, tous les Rois, de François Ier
à Louis XV, y ont effectué des travaux importants (démolition
– reconstruction – agrandissement – embellissement)
d'où le caractère un peu « hétérogène
», mais néanmoins harmonieux, de l'architecture du château.
Extraits et compilation Wikipédia
En route -
Au bout du Boulevard de Constance, nous arrivons au carrefour de l'Obélisque
également connu sous le nom de "Carrefour de Marie-Antoinette".
C'est ici que se rencontrent les ex Routes Nationales 6 et 7, toutes les
deux reliant Paris à Lyon.
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Le carrefour de l'obélisque, sans aucune circulation.
|
Carrefour de l'obélisque.
Mais qu'est donc devenue la Route Nationale
5 annoncée sur les panneaux au carrefour de la Libération
? (voir plus haut)
|
A l'origine, la Route Nationale 7 (tracé
orange) et la Route Nationale 5 (tracé vert), provenant toutes
deux de Paris, traversaient la ville de Fontainebleau puis partaient
vers Antibes, via Lyon, pour la RN7, et vers Genève, via
Sens et Dijon, pour la RN5.
La RN6, quant à elle, ne débutait qu'à
Sens et gagnait l'Italie via Lyon et Chambéry.
Pour rejoindre Lyon, l'automobiliste avait donc
le choix entre deux itinéraires :
- La RN7 de Paris à Lyon,
ou
- la RN5 de Paris à Sens puis la RN6 de Sens à Lyon.
Lors d'une renumérotation des routes françaises
en 1973, la RN5 fut en partie déclassée sur sa section
Sens-Dijon.
En 1978 pour parfaire la cohérence de la
numérotation, il fut décidé de renommer la
section de la RN5 entre Paris et Sens, en RN6.
Ainsi, la RN6 débutait désormais de
Paris pour rejoindre Lyon directement, comme sa consœur, la
Nationale 7.
La même année, un nouveau tracé
(tracé bleu) par les boulevards extérieurs fut ajouté
dans la traversée de Fontainebleau.
|
|
Le voyageur pourra donc, s'il le désire, modifier ici son voyage
vers le Sud, en optant soit pour les difficultés de la nationale
7,
notamment les traversées de Nemours, Lapalisse, Roanne ou encore
le franchissement de la zone montagneuse du Lyonnais,
soit en choisissant le parcours plus facile de la nationale 6 en direction
de la Bourgogne.
Dans ce dernier cas, il faudra toutefois compter avec le trafic plus
important des camions ayant également choisi cette dernière
solution sans contretemps.

Cartographie de Fontainebleau par Louis Poisson XVIIe. La Croix de
St Jacques.
Au milieu du carrefour, trône non pas une croix, comme
l'imposait une ordonnance royale de 1669, mais un Obélisque.
Une Croix de Saint-Jacques a tout de même été érigée
entre 1664 et 1697 sur le carrefour, le plan Nicolas De fer l'atteste
en 1697.
La croix a été remplacée en 1786 par l'obélisque
actuel.

Le Carrefour de l'Obélisque vers les années 60.
Remarquez la roulotte de l'information routière en arrière
plan. (voir plus bas)
Cet obélisque est la réplique en plus petit de celui de
la Place Saint-Pierre de Rome.
La légende veut qu'il ait été offert à Marie-Antoinette
par les Bellifontains, mais son financement provient simplement de la
bonne gestion des crédits de travaux du château.
L'obélisque fait partie du domaine national du Palais de Fontainebleau.
Source Dictionnaire Historique et Artistique de la Forêt de
Fontainebleau.
Pour
voir l'obélisque et ses bornes indicatrices de plus près.
https://www.fontainebleau-photo.fr/2023/03/obelisque-de-fontainebleau.html
En 2015, un chantier d'envergure agite le secteur de l'obélisque.
Il s'agit de la réhabilitation du carrefour historique.
Un projet mené par le Département, l’ONF, la ville
et le château.
Le projet vise à offrir un cadre de qualité à ce
carrefour emblématique situé dans le Site classé
de la Forêt de Fontainebleau et qui fait le lien entre la ville
et la forêt.
Le réaménagement prévoit la mise en valeur des monuments
par l’ouverture d’une clairière circulaire «
dont le rayon est donné par l’arc du mur du jardin anglais
»,
la remise à niveau de la chaussée « avec mise en œuvre
de belles bordures en béton et d’îlots en grès
», la reconversion du disque central du giratoire en prairie et
la mise en lumière du site.
En mars 2017, c'est au tour du Département de faire sa partie
du travail en déplaçant les quatre bornes classés
monument historique et en terrassant la placette.
« Dans les prochaines semaines, le Département va enherber
le disque central » nous précise-t-on du côté
du Département.
A noter que c’est la ville qui aura pour mission d’entretenir
le disque Central désormais, alors que c’est le Conseil départemental
qui s’en occupait jusque-là.
Le château, lui devra continuer à entretenir le mur du Jardin
Anglais.
Extraits :
https://actu.fr
https://actu.fr/ile-de-france/fontainebleau_77186/lobelisque-continue-sa-mue_7066175.html
Le Carrefour de l'Obélisque avant travaux / après Travaux.
Image réactive. Photo 1 Claude.K
En route -
La rencontre de plusieurs routes nationales en ce point
précis, rendait la circulation routière particulièrement
dense certains jours.
Il était donc fréquent d'y subir d'importants "ralentissements",
le terme de "bouchon" n'étant pas encore très
usité à l'époque.
Avec la démocratisation de l'automobile dans les
années 1950, les parisiens n'hésitent plus à quitter
la capitale en voiture pour passer le week-end en province.
Le dimanche soir, les retours sont marqués par l'apparition des
premiers encombrements récurrents.
Radio France qui dès ses débuts a toujours fait de l'information
routière une priorité de service public, diffuse en 1950
"Route de Nuit" sur Paris Inter.
En 1951, l'émission "Inter Route", animé
par Roger Couderc et Christiane Pollefoort, innove, en cela qu'elle est
diffusée en direct d'un PC routier.
En 1958, toujours sur France Inter on peut entendre des
"points routes" basés sur les informations fournies en
direct par la Gendarmerie Nationale.
Ces points routes sont diffusés depuis le carrefour de l'obélisque
en forêt de Fontainebleau où se croisent la RN5 (pas encore
RN6) et la RN7.
La Gendarmerie de Seine-et-Marne avait adopté un
dispositif, encore inédit à l'époque, de surveillance
par axe.
Le carrefour de l'obélisque en était le point convergeant.
En ce lieu "stratégique" est implanté en 1960
un "PC avancé" dont le rôle est de renseigner,
aider, dépanner et secourir les usagers.
Le PC est installé dans une remorque de commandement
où une permanence est tenue de 07h00 à 22h00 du lundi au
jeudi et 24h/24 les vendredis, samedis, dimanches, les veilles et jours
de fête.
Il s'agit là de la toute première structure
dédiée à l'information de l'usager sur les conditions
de circulation routière.
Le PC avancé dans la remorque au carrefour de l'obélisque
en 1964.
Photo extraite du site : Motards de la gendarmerie.
Le marché de l'autoradio étant en pleine expansion, les
émissions dédiées à la route vont se multiplier.
En 1963 Jean-Louis Foulquier et Gérard Klein font de France Inter
"la station de l'automobiliste et du routier".
En 1972, l'émission "Les routiers sont sympas" animée
par Max Meynier sur l'antenne de RTL prendra le relais et rencontrera
un vif succès pendant plus de 10 ans.
Sources : Wikipédia & Radio France.
Photo : Tout
sur le « P.C avancé de l'Obélisque » à
Fontainebleau. Passionnant !

En 1992, le PC de l'information routière sera bien incompétent
pour régler le blocage des routes par les chauffeurs routiers
qui protestent contre l'instauration du permis de conduire à points,
ici carrefour de l'obélisque.

En route - Continuons sur la N7 / D607 et prenons maintenant
la direction de Montargis / Nemours.
Deux kilomètres plus loin, un ouvrage d'art surplombe la route.
Il s'agit de l'aqueduc de la Vanne.

A la sortie du rond-point, l'une des bornes cardinales qui encadraient
l'obélisque avant les travaux de 2016, retrouve une place mieux
appropriée en bordure de route.
31e borne milliaire depuis Paris. Image réactive.

L'aqueduc de la Vanne franchit la RN7 en pleine forêt de Fontainebleau.
Un peu d'histoire :
En 1867, la ville de Paris a engagé une série de travaux
et construit un long aqueduc destiné à capter les sources
de la vallée pour alimenter la capitale, et cela depuis l'amont
de la rivière "La Vanne" dans l'Aube, jusqu'à
la ville de Sens.
Les travaux ont été réalisés par l'architecte
Eugène Belgrand.
Le débit du cours d'eau en fut fort modifié. Un aqueduc
longe la rivière sur presque toute sa longueur, parfois souterrain
et parfois à l'air libre.
On peut y voir d'importants ouvrages d'art. À noter que les Romains
avaient déjà effectué des travaux analogues pour
alimenter la ville de Sens.
Aujourd'hui, l'aqueduc de la Vanne court jusqu'à Paris, traversant
notamment l'Yonne et la forêt de Fontainebleau,
et transportant à 2,5 km à l'heure pas moins de 957 litres
d'eau de source (et non pas de rivière) par seconde dans le réservoir
de Montsouris pour la consommation d'environ 20 % de l'eau potable de
la capitale.
Le débit de la rivière en est diminué d'autant.
Extrait Wikipédia.
En route -
Environ 500 mètres plus loin sur la droite, une stèle dressée
en bord de route appelle notre attention. 
C'est un monument élevé à la mémoire de Georges
Mandel, né en 1885, chef de cabinet de Clemenceau, député
du Médoc, ministre des PTT, puis des Colonies, emprisonné
en 1940 par le gouvernement Pétain.

D'abord livré aux Allemands qui le déportent au camp de
Buchenwald, avant de le ramener en France, Mandel est ensuite abandonné
à la milice qui l'exécute.
Une stèle est érigée à l'endroit
même où il est assassiné par la milice le 7 juillet
1944.
Le monument est inauguré le 8 juillet 1946, en présence
de Michel Clemenceau, Paul Reynaud et Léon Blum.
Sur le soubassement sont gravés ces vers de Tristan
l'Hermite :
« Lorsqu'il fut tombé sanglant dans la poussière
les mains de la Victoire ont fermé ses paupières ».
Pour en savoir plus : http://cercledesconnaissances.blogspot.fr/2012/05/georges-mandel.html
Photo Claude.K
En route -
Situé au sommet d'une côte, le prochain carrefour est celui
de la croix de St Herem. Encore une croix me direz-vous ! mais qui est
donc ce Saint-Herem ?

Le Carrefour Saint Herem hier et aujourd'hui. Image réactive.
(photo actu Claude.K)
En 1660, François-Gaspard de Montmorin de Saint-Hérem,
gouverneur de la ville et du château de Fontainebleau, capitaine
des chasses et louvetier des forêts de Bière et de Brie,
fait ériger une croix en bois à ce carrefour.
Détruite en 1793, elle est relevée en 1827.
Nous sommes au croisement de la RN7 et de la Route Ronde, route qui ceinture
la forêt et qui fut construite sous le règne d'Henri IV.
La Grande Histoire :
Le 25 novembre 1804, c'est à ce carrefour que Napoléon
Ier a rendez-vous avec le Pape Pie VII, qui a accepté, contre l'avis
de la Curie, de venir sacrer " Empereur des Français"
Napoléon Bonaparte à Notre-Dame de Paris le 2 décembre
1804.
En 1863, l'empereur Napoléon III demandera à Alexis Paccard
d'édifier une nouvelle croix en pierre, afin de commémorer
l'événement.
C'est cette dernière, restaurée que l'on peut voir aujourd'hui
au centre du carrefour.
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Maintenant la Petite Histoire :
De cette rencontre entre les deux souverains, pas moins de treize
auteurs, tous contemporains des faits, en présentent leur
version.
En voici la synthèse :
Le matin du 25 novembre 1804, donc, Napoléon
vêtu d'un habit vert, feint de chasser dans la forêt
de Fontainebleau en compagnie de ses veneurs et de cinquante chiens,
tout en sachant parfaitement que la berline pontificale, qui a
quitté Montargis à l'aube, s'approche après
une courte halte à Nemours.
Aussi, à midi, qu'elle n'est pas sa surprise
feinte de la rencontrer au carrefour de la Croix de St Herem,
après qu'elle a traversé Bourron !
Aussitôt un veneur ordonne à la voiture de s'arrêter
et le pape en descend, tandis que l'Empereur demeure un moment
à cheval pour bien manifester sa prééminence
et déjà humilier le pauvre vieillard pataugeant
à présent dans la boue, ce qui fait dire cruellement
à Savary : "il fallut bien qu'il en vint là".
Enfin Napoléon met pied à terre et
serre le pontife stupéfait dans ses bras avant de l'entraîner
vers son propre carrosse qui stationne discrètement à
quelques mètres.
[..] Deux valets aussitôt ouvrent les portes,
mais l'Empereur, plus jeune et plus agile que son hôte,
en profite pour prendre la place de droite, la place d'honneur,
laissant celle de gauche à son invité. Et fouette
cocher...
[..] Un court moment plus tard, la voiture stoppe
devant le grand escalier de Fontainebleau, où dix années
plus tard Napoléon fera ses adieux à la garde impériale...
Extrait - Gonzague Saint Bris : Le Sacre |
En route -
Traversons la forêt de Fontainebleau, sur quelques
kilomètres encore, avant d'arriver "Au Pavé du Roy",
un hameau et lieu-dit dépendant de la commune de Bourron-Marlotte.
L'entrée du Pays, comme on disait jadis, ici le Pavé
du Roy. Années 50 et aujourd'hui. Image réactive.
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Le Pavé du Roy Km 0065
Vous souvenez vous de Chailly en Bière et de son hameau
Barbizon ?
Et bien le hameau du "Pavé du Roy" a comme un
air de déjà vu, en cela qu'il accueillit lui aussi
dans ses auberges, des artistes peintres et des écrivains,
tous amateurs de forêt et de vie champêtre.
Lorsque plus tard ces artistes bohèmes jugèrent
le Pavé du Roy trop branché et trop cher à
leur goût,
ils migrèrent vers la commune située à une
centaine de mètre de là : Bourron-Marlotte.
Petit retour en arrière :
"Au 19ème siècle, c'est la grande période
artistique de Bourron-Marlotte.
Vers 1830 Caruelle d'Aligny et Jean-Baptiste Corot, son ami,
s'installent à Marlotte où un grand nombre d'artistes
de Barbizon leur rendront visite : Harpignies, Daubigny, Diaz
de la Pena, Olivier de Penne, Celestin Nanteuil.
A partir de 1860, Sisley, Renoir, Monet, Cézanne, Pissarro,
Bazille.. les rejoindront.
C'est l'esprit de bohème qui règne."
Source et extraits : http://bourronmarlotte.fr
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La carte de Cassini du XVIIIe siècle mentionne un Relais des
Postes sur le bourg de Bouron, un peu à l'écart de la Route
de Paris à Lyon (tracé marron).
Le Pavé du Roy, n'est pas mentionné . Le symbole à
gauche, surmonté des lettres Jce, indique un lieu ou la justice
était rendue.
A Bourron, lieu de passage très fréquenté
sur la Grande Route de Fontainebleau à Nemours, un Relais de Poste
aux chevaux existait depuis la fin du XVe siècle.
Longtemps réservé à faciliter les déplacements
militaires, le tenant de poste auquel ce relais était confié
devait mettre des chevaux frais à la disposition des courriers
du roi.
Sa situation privilégiée au pied de « la redoutable
montagne de Bourron » et le rapide développement du transport
des voyageurs et des marchandises à la fin de la Guerre de cent
ans,
faisaient de ce relais proche de Fontainebleau et de son palais, un emplacement
stratégique, exigeant un Maître de Poste sûr et compétent.

L'auberge du Pavé du Roy. Image réactive.
Des bidons de 5 litres de Moto Naphta (Deutcsh de
la Meurthe) entreposés au pied de l'arbre, sont proposés
à la vente.
A l'époque où l'automobile est encore rare au début
du siècle dernier, ce sont les commerces de proximité qui
vendent le carburant.
Pour faire le plein on s'arrête donc chez l'épicier, le droguiste
ou comme ici le café.
Au Pavé du Roy, les voyageurs empruntant les coches,
les diligences ou roulant carrosse trouvaient outre des chevaux de rechange,
une ou deux auberges offrant le gîte et le couvert.
Selon la coutume du temps, elles avaient pour enseigne la branche de genévrier
ou le traditionnel bouchon, signe que l'on pouvait y boire du vin «
à pot et à pinte ».
Extrait du site : http://www.apophtegme.com (site disparu aujourd'hui)
Nota : Une branche de genévrier était utilisée comme
enseigne pour les petites auberges rurales. Lorsqu'il y avait changement
de propriétaire, cette branche était décorée,
durant cette période le patron payait sa tournée.
En route - Arrivé dans le bourg, l'auberge du
Pavé du Roy sur la droite en direction de Nemours, était
une halte appréciée des voyageurs, je parle bien entendu
au passé car aujourd'hui, l'endroit est plutôt désert.
Vous ne trouverez plus trace de l'auberge aujourd'hui.
Quoique, en regardant de près !

La ruelle pavée devant l'ancienne auberge dont le nom est resté.
Une remontée dans le temps. Photo Claude.K 2017

Extrait plaquette de présentation
Au carrefour, en face, subsiste un mur Michelin et si l'on s'engage en
direction de Bourron, un ancien panneau indique encore la Route Nationale
7.

01 - En direction de Fontainebleau, un mur Michelin, en place depuis
1933, indique une Voie Ordinaire (Vo) vers Bourron ou Montigny.
On a un bel aperçu de la côte de la "redoutable montagne
de Bourron".
02 - Une vue actuelle de la côte de Bourron. Image réactive.
Photo du mur Claude.K 2017.

Un panneau de signalisation (officiel ?) vers la RN7 aperçu
à Bourron

En concurrence directe, de l'autre côté de la chaussée,
l'auberge de la Route Bleue et ses tables en bordure de route,
symbole d'une époque où boire un verre à un mètre
de la route nationale n'était pas encore si désagréable...
Remarquez la borne Km. Image réactive.

Avant de quitter le patelin, jetons un œil nostalgique sur ce
vénérable garage dont les locaux sont aujourd'hui à
vendre. Image réactive.
Le hameau est vite traversé.
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Agréable perspective à la sortie du Pavé du
Roy, entre les murs du parc et les bois du château de Bourron.
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En route -
Suivons la direction de Nemour et Montargis.
La route se poursuit en franchissant la voie de chemin de fer Paris-Montargis,
au départ de la gare de Bourron-Marlotte, puis passe devant une
station Total Ernegies, solitaire en rase campagne.

A la sortie du Pavé du Roy, sur la gauche, la borne royale
35. Photos Claude.K.2017

Station Total

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Rendez-Vous Nationale 7 @2012
mise à jour : 2016 - 2017 - 2026
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