ETAPE 2 : de CHAILLY EN BIERE à FONTENAY SUR LOING de 0050 à
0100 km de Paris.
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3 /3
← Glandelles - Le Cocluchon (Souppes/loing)
- Souppes sur Loing - La Croisière - Rue Mangine - Dordives
- Fontenay sur Loing. Fin de l'étape. |
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Sur la gauche, à la sortie du hameau, la borne milliaire 42 nous
fait un rapide salut, nous sommes donc au km 81.480.
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En direction de Glandelles la borne Royale 42. Photo Claude.K-2016
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Glandelles. Km 0081
http://www.mairie-bagneauxsurloing.fr
Glandelles comme Portonville est un hameau rattaché à la
commune de Bagneaux sur Loing.
Étape autrefois appréciée par les automobilistes,
le hameau de Glandelles a toutefois un défaut : il est situé
à moins de deux heures de Paris.
Les voyageurs désireux de réserver une table dans l'une
des auberges au bord du Loing, devaient donc organiser au mieux leur voyage
afin de faire coïncider leur arrivée dans le petit bourg,
avec l'heure du repas de midi.
Ce qui était pratiquement impossible en cas départ de la
capitale trop matinal, comme souvent lors des périodes de grandes
migrations estivales.
Le coin profitait donc plus souvent aux parisiens et locaux en mal d'une
journée au bord de l'eau, qu'aux touristes en partance pour la
grande bleue.

Mur peint Valentine, vu en direction de Nemours. Photo Claude.K-2016
A l'époque on trouvait à Glandelles quelques petits commerces
mais surtout, aux beaux jours, d'accueillantes auberges aux tables souvent
prises d'assaut par les pêcheurs en herbe.
Les longues files d'automobiles garées sur le bas côté
témoignaient alors de la notoriété de ces établissements.
Tout au long de la traversée du village, on remarquera, ça
et là, quelques publicités murales parvenues jusqu'à
nous en très mauvais état, et bientôt méconnaissables.
Publicité pour St Raphaël, pas la ville, mais l'Archange
qui en 1830 fit retrouver la vue au docteur Juppet.
En remerciement de ce miracle, le docteur Juppet baptisa : St Raphaël
son invention : un vin cuit aux écorces de quinquina.

La légende de la carte de Cassini indique une Paroisse et
un Relais de Poste à Glandelles avec un S.

Le plan d' Intendance, plus précis que la carte de Cassini, indique
que le hameau de Glandelle ( sans S ) se campait plutôt côté
montagne (côté gauche de la route en direction de Montargis).
Hormis le Moulin situé à l'écart, sur l'autre rive
du Loing, le gros du hameau semble constitué seulement de trois
ensembles.
A droite entre la route et le Loing, une longère, sans doute le
Relais de Poste. A gauche la chapelle (puisqu'il s’agit d'une paroisse),,
Puis des bâtiments articulés autour d'une cour centrale sans
doute une ferme.
Sont également représentés les nombreux rochers /
poudingues présents dans ce secteur.

Le hameau de Glandelles, vu du Rocher.
Le relais de Poste de Glandelles situé sur le territoire
de la commune de La Madeleine sur Loing, fut établi au cours de
la réalisation du trajet moderne devenu la RN 7 actuelle.
Il remplaçait celui de Beaumoulin disparu lors de la construction
du canal du Loing (1719 à 1724).
Situé à mi-chemin entre Nemours et le relais de La Croisière,
commune de Souppes sur Loing, le relais de Glandelles fut supprimé
en 1772. (Extrait : Notre Département de Seine et Marne 1992)

Au début du siècle dernier, les automobiles sont encore
assez rares. On circule toujours en fiacres ou à bicyclettes comme
en témoignent l' enseigne.
Et puis, pour se requinquer ... on boit du vin. Remarquez les deux petits
arbres encadrant la porte. Ils donneront par la suite leur nom à
l'établissement.
Café, Écuries, Remises, sans doute est-ce là l'ancien
Relais de Poste. Même lieu, image réactive.
Autrefois, le hameau de Glandelles vivait au rythme des
voyageurs. Il offrait halte et réconfort aux rouliers et autres
commerçants en chemin.
Le Relais faisait battre le cœur du village : on y partageait le
pain, les nouvelles et la chaleur d’un feu, tandis que les chevaux
trouvaient repos à l’écurie.
Cette tradition hôtelière, simple et généreuse,
se perpétua durant les trente Glorieuses, où l'on vit de
nombreuses auberges et moulins proposant lits et couverts, s'installer
sur les bords du Loing, faisant fi de toute concurrence.
Au milieu des années 1970, l’autoroute a détourné
les flux, la vitesse a raccourci les distances, et les véhicules,
plus autonomes, n’ont plus eu besoin de s’arrêter à
Glandelles.
Les haltes se sont espacées, et les nuits à l’auberge
sont devenues plus rares. À Glandelles, le silence a remplacé
le brouhaha des arrivées tardives et les rires des joyeux des dimanches
après-midi.
Il reste le souvenir d’un temps où voyager signifiait aussi
s’arrêter, rencontrer, et faire de chaque étape une
histoire.
Aujourd'hui plus aucun établissement ne perpétue
la longue tradition hôtelière de la bourgade.

A l'heure des premières automobiles, il n'est plus question
de bicyclette.
Le Rendez Vous des Cyclistes est transformé en auberge "Des
2 Marronniers" qui ont bien poussés depuis la photo précédente.
Aujourd'hui les marronniers ont disparu. Image réactive.

Vers les années 1930. Arrêt aux deux Marronniers pour
cette famille en mal de Province.
Nappes à carreaux pour les tables dressées en terrasses,
il est également possible de faire le plein de son véhicule
à la pompe bi-jaugeur,
Peut-être, après manger, louera-t-on une barque pour une
partie de canotage sur le Loing. Un bel après midi en perspective.
Le restaurant des deux Marronniers perdura jusqu'au début
des années 2020.. tout de même.
A quelques mètres de là, au niveau du virage,
une autre institution n'a quant à elle pas résisté
au manque de voyageurs et à la concurrence de l'autoroute.
L'hôtel restaurant "Au Poisson Doré" avec sa terrasse
au bord de l'eau, était un rendez-vous prisé des pêcheurs
qui envahissaient des lieux bien agréables le week-end.

L'auberge du Poisson Doré vue ici en 2016. Photo Claude.K
De mémoire de vacanciers, peu aujourd'hui se souviennent avoir
connu un jour l'auberge ouverte. C'est que Le Poisson Doré a définitivement
fermé à l'aube des années 1990 et les souvenirs se
sont estompés au fil des années.
Pourtant l'observation attentive de sa façade, en partie cachée
par la végétation, nous permet de faire revivre les beaux
jours de cet établissement très populaire en son temps.
Un petit hôtel coincé entre la Route Nationale 7 et le Loing,
"façon ginguette" comme aurait dit Michel Audiard, le
coin avait son charme.
Pas vraiment une halte pour gourmet, mais plutôt une bonne étape
provinciale où il faisait bon occuper une des tables aux nappes
à carreaux, à l'ombre des arbres et au bord de l'eau.
L'aubergiste vous y servait d'ailleurs sa renommée et délicieuse
pêche du jour. Plus frais... il n'y avait pas.

Le charme d'un petit hôtel provincial à 80 km de la capitale,.
Photo Claude.K-2016
Extrait du journal La République Seine et Marne
par Karine Brives 2021 :
Entre Bagneaux-sur-Loing et Souppes-sur-Loing, la RN7
longe le Loing, et recevra des hôtes de marque, comme l’acteur
Pierre Fresnay et sa compagne Yvonne Printemps qui, dans les années
1930, feront une étape forcée à l’auberge
Au Poisson Doré à cause d’une panne de voiture.
Le couple, séduit par les lieux et les délicieux poissons
fraîchement pêchés par l’aubergiste, entraînera
dans son sillon tout ce que Paris compte de célébrités,
toutes ravies de goûter à l’esprit guinguette.
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Ci-contre : Jour d'affluence Au Poisson Doré
vers les années 50
Prix fixe : 15 francs vin compris, soit 2,30 Euros ! On croit rêver
!
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Une vue de la salle à manger rustique à l'époque
et actuellement . Image réactive.
En cherchant quelques documents sur le net, je tombe sur le post "d'Artémis"
qui, comme moi, aime à remonter le temps :
j'en reproduis ici le contenu :
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"Le long de la Nationale 7, Il existe une auberge abandonnée.
Les murs ocre jaune, les volets et la porte couleur de chocolat
se délavent doucement.
Son nom : « le poisson doré ».
Autrefois quand la vie l'habitait encore on devinait par la porte
entr'ouverte une terrasse donnant sur la rivière.
Si ce lieu pouvait parler que nous conterait-il ?
Il nous dirait je crois de regarder le Loing, si beau et large à
cet endroit, il nous dirait de prendre une barque et de nous laisser
bercer par le courant.
Il nous dirait que le soleil tape et qu'il faut faire attention
de ne pas brûler !
Il nous dirait l'histoire des belles dames et des messieurs élégants
qui vinrent là déguster une friture de gardons bien
dorés.
Remontons le temps nous sommes dans les années cinquante,
un couple d'artiste fréquentait ce bord d'eau !
J'ai eu beau chercher sur le net, il est vrai, les traces de ce
couple célèbre qui était venu chercher refuge
là-haut sur le plateau et fréquentait l'auberge de
la vallée…RIEN !
Je n'ai trouvé aucune trace, la maison a été
vendue, pas de plaque commémorative !
Et pourtant les anciens du village savent que c'est bien là
que venaient se réfugier
Pierre Fresnay et Yvonne Printemps. Ils faisaient leurs courses
à L'épicerie - tabac- café du village voisin.
Et il est arrivé que le berger Allemand de l'institutrice
du village effraie le loulou de Poméranie de madame Printemps
! |

Les tables en bord de Loing. Image réactive |
Pierre Fresnay que l'on imagine toujours en costumes sombres
et bien taillés se vêtait comme les paysans du coin et chaussait
des sabots !
Quand j'ai interrogée madame B. l'institutrice maintenant retraitée,
elle a émis des regrets de n'avoir pas été plus curieuse,
de s'être abstenue de poser toutes les questions qui lui venait
à l'esprit, et surtout de ne pas avoir su profiter des places de
théâtre si généreusement offertes!
Mais monter à Paris pour une soirée en ce
temps là on ne l'imaginait même pas. Le Gâtinais c'est
à 80 km au sud de Paris".
Commentaire écrit par : Artemis77, publié le 27 août
09 http://www.pointscommuns.com/lire_commentaire.php?flag=F&id=81544
(site fermé)
Vue en direction de Nemours. Pas moins de deux stations-services,
une pour chaque sens de circulation
Au fond le Restaurant des Deux Marronniers dont on reconnaît l'enseigne
banderole.
Concernant Pierre Fresnay et Yvonne Printemps, Jean Olivier
B m'écrit et se souvient :
"Leur maison de campagne se trouvait à Corbeval
à quelques km de Glandelles.
Mon père était le gardien/jardinier de cette maison et
j'ai eu la chance de les rencontrer plusieurs fois (mais bon je n'avais
que 8 ans).
Nous sommes même allés une fois déjeuner chez eux
à Neuilly.
Ils venaient régulièrement chercher des œufs et du
lait à la ferme de mes grands parents.
Ma grand-mère nous racontait que plusieurs fois Yvonne Printemps
rebutée de la campagne rentrait à Paris en voiture et
laissait Pierre Fresnay en plan.
Alors mon grand-père emmenait Pierre Fresnay à la gare
de Nemours."
Nous n'en avons pas tout à fait terminé
avec cette auberge décidément mythique, lisez donc ce
qui suit :
| |
Fait
divers :
Sur la route de Nemours à Montargis, à
proximité de L'Auberge du Poisson Doré, un camion
heurte une voiture et la précipite dans le Loing.
Lorsque l'on retire le véhicule de la rivière, on
ne trouve pas trace de ses occupants.
Par contre, dans le coffre, on fait une macabre découverte
: une femme, la gorge tranchée, y est enfermée.
Voila une bien sombre histoire qui ne vous donnera
pas l'envie de vous attarder plus longtemps dans le village.
Mais rassurez vous ! Il ne s'agit ici que d'une nouvelle de Georges
Simenon écrite en 1938, faisant intervenir son célèbre
commissaire Maigret dans "L'Auberge aux Noyés".
Comme souvent chez Simenon, l'auberge n'est pas
le pur fruit de son imagination.
L'établissement existe réellement et dans son récit
l'auteur lui prête le nom de "L'auberge aux Pêcheurs",
parce que "l'Auberge aux Noyés" c'est bon pour
le titre Choc d'un roman policier, mais pour attirer le touriste,
vous conviendrez qu'il y a mieux !
Il s'agirait en fait de notre Auberge du Poisson Doré.
Pas de preuve, mais des soupçons :
Dans le roman, il n 'est jamais mentionné le nom du "Poisson
Doré". Mais, la distance du lieu tragique de l'accident
avec Nemours, la proximité de la route avec le Loing et
le canal, brefs, si l'on recoupe les mille indices distillés
au fil de l'histoire, il ne peut s'agir en réalité
que de notre auberge "Au poisson Doré".
Il ne nous reste plus qu'à imaginer Georges
Simenon, venu là en repérage et occupant l'une des
tables de l'auberge sur la rive du Loing, la pipe à la
bouche, occupé à griffonner dans un carnet les éléments
de son prochain roman policier.
Pas convaincu ? Ce site, en anglais, apporte tous
les détails digne d'une chasse au trésor, pour retrouver
l'auberge du roman : http://www.trussel.com/maig/Maigret-in-France/auberge1.htm
Vers les années 2000, la réalité
rattrapera la fiction. Un fait divers sordide et cette fois-ci
bien réel allait précipiter la fermeture de l'établissement.
Vrai ? Faux ? Commérage de bonne femme ?
Je n'ai pas trouvé trace écrite de ce fait divers
oral et ne peut donc en assurer la véracité, mais
je ne peux m'empêcher de penser que Georges Simenon, inspiré
par le lieu plusieurs décennies auparavant, a fait preuve
ici d'une certaine clairvoyance pour le moins troublante. |
Cette fois-ci, en route –
Quelques mètres à peine en face du Poisson Doré,
voilà la station Antar, l'une des deux stations-service du
hameau.
A part les publicités murales qui ont du mal à résister
au temps qui passe, plus rien n'indique qu'il s'agissait d'un garage.

Aujourd'hui une maison anodine, au siècle dernier une station
service Antar. Photo réactive..
|
Publicité pour l'huile Motul sur le dernier mur de
la remise du garage. |
Quittons Glandelles et poursuivons notre route rectiligne
entre la vallée du Loing et les fameux poudingues de la région.

Entrée Sud de Glandelles en direction de Nemours. Le Rocher
/ poudingue domine la situation.
Aujourd'hui il est recouvert de végétation et passe inaperçu.
Même lieu aujourd'hui, image réactive.
A quelques kilomètres de là, sur la gauche,
un ancien garage abandonné, fantôme solitaire de la route.

Le lieu semble aujourd'hui tout droit sorti d'un film de David Lynch.
(Photo C.P)

L'auberge La Glandelière, c'était, disait-on, une
très bonne adresse. Mais nous arrivons malheureusement trop tard.
Image réactive
Plus loin, sur la gauche, une borne Royale, elle porte
le numéro 43 (83.420 km de Paris).

La borne milliaire 43.
Au hameau "Le Cocluchon" (commune de Souppes
sur Loing), sur la droite, un mur de corps de ferme sur lequel se superposent
plusieurs réclames peintes, pour certaines encore pas trop mal
conservées.

Qui se souvient de "Frigéavia", une marque d'électroménager
des années 1960 et de Préfontaines, " l'élégant
Vin de table"
Image réactive. Photo Claude.K-2016
Encore quelques kilomètres et nous arrivons à
Souppes sur Loing. 
A Souppes, les activités aquatiques sont à l'honneur.
Sur la droite, après la station Total et le garage
Renault, une ancienne indication murale pour une station Azur située,
à l'époque, à 300 m de là.
Aujourd'hui la publicité est partiellement recouverte par la
végétation envahissante.

En route -
On entre dans le bourg par la route de Paris, à
présent avenue du Général Leclerc, rectiligne,
longue... interminable.
Nous ne sommes pas encore "en ville", mais nous ne sommes
pas à la campagne non plus.
Les maisons sont là, encore éparses, alignées au
cordeau le long d'une lignée d'arbres qui borde la route nationale.

A ce croisement, jusqu'en 1959, on pouvait voir la circulation automobile
parfois interrompue par le passage de l'autorail reliant Montereau à
Château Landon.
On remarquera la barrière en accordéon et la présence
d'agent agitant un fanion pour interrompre la circulation le temps du
passage de l'autorail Billard-Bazin.
A droite la bien nommée "Impasse du
Tacot". Image réactive
La ligne de Montereau à Château-Landon était
une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique
qui reliait les villes de Montereau-Fault-Yonne et Château-Landon.
Ouverte en 1889 elle fermera en 1959 et sera déclassée
le 24 mai 1960. (Wikipédia).
Plus loin, l'office du tourisme qui occupe l'emplacement
d'une ancienne station-service, nous rappelle que Souppes sur Loing
est une destination touristique.
Sur cette même placette, la Borne Royale n° 44, déplacée
sur le côté droit de la route.

L'office du tourisme et la Borne Royale.
Ancienne ville d’étape lorsqu’elle
était traversée par la mythique Route Nationale 7 - aujourd’hui
contournée par l’Autoroute A77 - Souppes-sur-Loing vivait
autrefois principalement au rythme d’une clientèle de passage.
Hôtels et restaurants répondaient alors aux besoins d’un
flux continu de voyageurs pressés, pour qui la ville n’était
qu’une halte.
Ce modèle appartient désormais au passé.
La municipalité a engagé un véritable changement
d’optique : passer d’une logique de transit à une
logique de destination. Il ne s’agit plus seulement d’accueillir,
mais d’inciter à rester.
Aujourd’hui, Souppes affirme son identité
autour de ses atouts naturels et patrimoniaux.
Son environnement préservé, distingué par le label
Pavillon Bleu, sa base nautique, son inscription sur l’itinéraire
de La Scandibérique et ses sentiers de randonnée traduisent
cette nouvelle ambition.
L’objectif est clair : transformer l'étape éphémère
en séjour durable, inviter les visiteurs à prolonger leur
expérience, à découvrir les vestiges historiques
et à profiter d’aménagements pensés pour
mettre en valeur une nature remarquable.

Pédalo sur Loing et camping municipal autour de la base nautique.
Plaisirs simples.

Ambiance de quartier, Rue de Paris, années 50. A droite l'Hôtel
de l'Espérance.

Carrefour avec la D207 vers Château Landon.
A droite, en coin, l' Hôtel de l'Espérance a fermé
ses portes depuis des lustres, et la station Esso, à gauche,
a fait de même.
|
Histoire d'en connaître plus sur la Pierre de Souppes :
L'exploitation de la pierre existe depuis des siècles
dans la région et trouve son apogée au XIXe siècle.
Les deux flancs de la vallée sont exploités.
Le banc de pierre formé il y a quelques 35 millions d'années
traverse la vallée d'Est en Ouest et toutes les communes
de cette partie du Gâtinais l'ont pour sous-sol.
Plusieurs grandes œuvres de pierre qui ornent la
capitale aujourd'hui viennent donc d'ici : l'Arc de Triomphe vient
d'une carrière de Château-Landon, à proximité.
Les pierres de la statue de Sainte Geneviève et du Pont
de la Tournelle, proviennent de Souppes, mais la grande œuvre
commune à toute la région reste la basilique du
Sacré-Cœur de Montmartre.
Joseph Combe, maître carrier à Souppes, reçoit
la commande de l'extraction et de l'acheminement de la pierre,
il fera ainsi travailler tous les carriers de la région
dès la fin du XIXe siècle.
On extraira et taillera la pierre pour la basilique jusqu'au
milieu du XXe siècle.
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Chantier de taillage de pierres du port |

Les Six Bornes, un des seuls commerces de la rue, le poumon du quartier.
Une idée de ce que sont ces 6 bornes ??

Le nez en l'air et l'on surprend encore quelques enseignes
du temps jadis. Ici les Semences Super Nord.
En route -
Le petit centre se fait maintenant plus commerçant.
Sur la gauche l'ancien "Hôtel du Mouton", ancienne halte
réputée sur la nationale 7.
L'établissement a conservé son enseigne d'origine et abrite
maintenant une maison familiale. Un bel exemple de réhabilitation.

L'hôtel du Mouton. Image réactive.
Au carrefour suivant, la lignée de commerces a
subie également quelques transformations au fil des décennies.


Le marchand de peinture dans les années 1960, abrite aujourd'hui
un fleuriste, dans la lignée le restaurant est devenu boulangerie.
La station BP en arrière plan n'existe plus.

Même carrefour, même angle de vue, années 30.
Le grainetier en coin, et une pompe à eau sur le trottoir, le
restaurant de la Poste - Pâtisserie.
Et une station service dont on devine la marque Energic Energol, future
BP
.
Les derniers instants de la station BP en 2023. Photo Maxime L.
Image réactive.

Vue en direction de Paris. Ancienne réclame cachée
pendant des années par un panneau publicitaire 4X3.
Mais Vichy n'est pas en direction de Paris.... Il s'agit là de
la promotion pour l'eau du Bassin de Vichy
La rue du Maréchal Leclerc est encore longue et
assez ennuyeuse. Quartier de la gare, parking, voies ferrées,
on file plein sud.
Le panneau de fin d'agglomération apparaît finalement.

Voyez là ! Sur la droite, au hameau de la Hutterie,
une bien curieuse bâtisse avec sa tour médiévale
et ses tourelles aux toits en forme de pagode.
Je me suis souvent interrogé sur cette bâtisse étrange
au style architectural indéfini, genre néogothique, tendance
japonisante, plantée en bordure de route nationale.
Après quelques recherches, levons le voile ...

La Hutterie, un charmant logis flanqué d'une vieille tour
à créneaux mangée par le lierre, un asile vert
pour un séjour pittoresque en bordure de Loing.
Image réactive
Voici : La Hutterie. Au siècle dernier, un Hôtel-Restaurant-Pension,
avec garage, eau courante, chauffage central et téléphone,
comme le précisait la publicité de l'époque.
Une charmante adresse nichée en plein bois, entre la route nationale
encore peu fréquentée et le bord du Loing.
Remarquez les tables et parasols dressés directement sur la route.
L'époque bénie pour les voyageurs.
La Hutterie cessera son activité hôtelière
au milieu des années 60.
Sur cette portion de route, de Nemours à Montargis,
les bornes royales ont été conservées, voici la
45e, peu après la Hutterie, elles nous indique que nous sommes
à 87.3 km de la capitale.

La borne milliaire n° 45

Publicité pour l'Hôtel César à Dordives.

Ne plus trop compter sur cette entreprise de transport pour organiser
votre futur déménagement. Enfin, c'est vous qui voyez
...
Plus loin, sur notre droite, juste avant de passer sous
l'autoroute A77, (après l'entreprise de transport),
un imposant corps de ferme et son porche, pas de toute dernière
jeunesse, marquent l'emplacement du hameau de La Croisière.

La carte de Cassini du XVIIIe siècle, indique un Relais de
Poste à La Croisière, non loin de l'abbaye de Cercanceau,
une ancienne abbaye cistercienne, fondée en 1181 et fermée
à la Révolution.
Le précédent Relais, on s'en souvient, se
situait à Glandelles, soit à environ 6.5 km d'ici.
Le Relais de Poste, c'est justement ce bâtiment
peu av,enant aux fenêtres murées, qui ressemble plutôt
à un austère casernement, qu'à une chaleureuse
et conviviale auberge.

Juste avant de passer sous l'autoroute A77, l'ancien Relais de Poste
de La Croisière.
Déjà présent au XIIIe siècle,
il est cité dans les archives de 1778 : "La Croisière,
maison de la Poste près de Cercanceau sur la route de Paris à
Lyon".
Mais la bâtisse actuelle est de construction plus récente.
La date est indiquée sur son porche.


Les inscriptions sur le porche sont arangées à la
façon d'un rébus. Si : 18 et 31 indiquent la date de construction
1831, ou plutôt de reconstruction,
les signes au dessous semblent plus mystérieux...
Esotérisme ? ... non point ! Inscription Latine ? ... pas mieux
! Alors une idée ?
Passez la souris sur le rébus ci-dessous
pour connaître la solution.

Voila vous savez tout maintenant !

Il ne manque, pour parfaire le tableau, que la malle-poste quittant
bruyamment la cour du relais,
s'engageant rapidement sous le porche puis sur la route royale en direction
de Fontainebleau. Image réactive.
Aviez vous remarqué les fenêtres en trompe
l'œil ? Il s'agit de la première fenêtre à
gauche et de celle du dessus, aux volets fermés qui du coup ne
sont pas des fenêtres mais des murs pleins et peints
De l'autre côté de la route, sur le mur de
la maison, une plaque commémore le souvenir de l'exécution,
ici, de six otages, par les Allemands, le 22 août 1944.
"Le 22 août 1944 dans la cour de cette ferme
les allemands fusillèrent lâchement ……
Chahapow Michel
Jacovo Alfred
Mara Giovanni
TheuloupP Louis
Vilette Émile
Gérard Robert. Malgré ses terribles blessures, Gérard
Robert a miraculeusement survécu"
Rendez-vous nationale 7 : Route royale de Nemours à
Lyon, Nemours 24 avril 1791.

Extrait de : Voyages en France depuis 1775 jusqu'à 1817
Troisième grand voyage avec Caroline-Tullie page 376

Le Hameau de La Croisière vu en direction de Souppes / Loing.
Alors.. ! Qu'y a-t-il de changé ? Image réactive.
Les fermes et le Relais sont toujours là, le tracé est
moins courbe, les arbres ont disparu les poules aussi, et juste au dessus
de nos têtes passe l'A77.
En route -
Passons sous l'A77 également appelé "l'autoroute
de l'Arbre* ", pour arriver de l'autre côté, au Hameau
"Rue Mangine" sur la commune de Dordives.
* ainsi appelé car le thème de l'arbre est développé
tout au long des aires de repos, l'autoroute possède également
un arboretum.
Si certains ont vu dans cette infrastructure un symbole
de progrès et de désenclavement, facilitant les échanges
inter-villes, d’autres ont ressenti la rupture visuelle et sonore
qu’elle a imposée.
Les talus, les ponts et le flux des véhicules ont transformé
le silence des plaines en un paysage traversé par le mouvement.
Ainsi, l’A77 ne s’est pas contentée de relier des
territoires : elle a aussi profondément modifié la perception
et l’identité de la campagne gâtinaise.
Si vous aviez gardé en mémoire, la douceur
des paysages du Gâtinais, lorsque vous étiez enfant assis
sur la banquette arrière, le nez collé à la vitre...
Attention au choc visuel !
| |
Café, Épicerie, Tabac, Essence à La Croisière
vers les années 1930. Vue en direction de Souppes / Loing.
Depuis la fin des années 1990, l'autoroute A77 recouvre
en partie ce secteur autrefois bucolique.
Le Café est depuis détruit, il n'en reste que le
terre plein du parking . Image réactive. |

Gas Oil, Bar, Tabac, Épicerie et Téléphone,
années 50. Remarquez à droite le panneau d'entrée
d'agglomération.
Sur la gauche deux bornes D607 et RN7 nous informent que
nous quittons la région " Île de France" et le
département de Seine et Marne pour entrer dans celui du Loiret
(45) en région Centre.

Département du Loiret

A la frontière des départements Seine et Marne et
Loiret. Photos Claude.K-2016
Déclassement de la Route Nationale 7, par
la réforme 2005 : dans le département du Loiret, l'ancienne
RN 7 prend le numéro de D 2007.
Officiellement renommée D2007, de nombreux panneaux routiers
rencontrés dans le département du Loiret sont toujours
estampillés N7.

Et l'on retrouve la publicité pour l'Hôtel César.
On saura où dormir cette nuit...
Nous passons devant un bar restaurant, anciennement café
du Loiret, épicerie, mercerie, puis 500 mètres plus loin
nous quittons déjà la Rue Mangine.

Le café du Loiret. Photo Claude.K-2016

Le Café du Loiret à l'époque où les
véhicules ne sont pas encore à moteur. Vue vers Souppes.
Image réactive.
Au rond point suivant la D607 rejoint la D377 pour former la D2007
/ RN7 et arriver à Dordives commune située quelques
centaines de mètres plus loin.

Attention, depuis 2010, le cartouche N7 est remplacé par
D2007 sur fond jaune.
Une ville à taille humaine, dans un cadre verdoyant... c'est
ce que dit le site Internet de la municipalité.
Le bois et le minerai de fer furent la base de l'économie de
toute la région dès l'antiquité, et Dordives
devint rapidement une ville minière prospère.
Son nom serait dérivé du latin "Auro Dives"
qui signifierait "d'or riche".

Carrefour de la voie de César (flèche bleue) avec
la Nationale 7 (flèche rouge). Image réactive.
Dès l'antiquité, la région est traversée
d'Est en Ouest par la voie romaine qui relie Orléans à
Sens (aujourd'hui plus communément appelée "chemin
de César").
C'est à cette époque également que fut construit
le premier pont sur le Loing.
A cette transversale s'ajoutera plus tard la Route Royale de Paris
à l'Italie, future Route Nationale 7. C'est autour de ce carrefour
important que s'est développée la ville.
A défaut de mine d'or, la commune possède aujourd'hui
quelques atouts touristiques avec "le Musée du Verre et
de ses Métiers" ainsi que l'espace naturel des étangs
de Cercanceaux.
le musée du verre
Le camping en bord de Loing. Charme suranné.

Le carrefour principal, tout pour le voyageur de passage, hôtels,
restaurants, stations-service. Image réactive

Le Parking du Restaurant Brasserie Le Relais Routier. Photo Claude.K
- 2016
Au croisement de la route de Paris (N7) avec la voie
de César (D62), il existait à l'époque glorieuse
de la nationale, une super borne Michelin aujourd'hui disparue.

La Borne Michelin au croisement de la route de Paris- RN7et de la
voie de César.

Portrait de Mme Guillaume / Doménica.
- Derain - 1929
Musée de l'Orangerie
|
En 1957, un fait divers fit la une des journaux
et passionna la France entière.
L'affaire Lacaze, comme on l'appelait, déchaîna
les passions.
Le Monde Titrait "Doménica ou la
diabolique de l'Art".
Le lien avec la N7 est ténu, mais déclencha
toute l'affaire.
En ce mercredi 11 juin 1957, un véhicule
quitte Dordives à destination de Souppes sur Loing.
A son bord, un trio infernal : l'intrigante Doménica
Lacaze, veuve d'un précédent mariage et héritière
de la formidable collection d'art constituée par son
mari défunt Paul Guillaume; Jean Walter son actuel
mari, architecte et industriel réputé sur la
place de Paris, accompagné d'un troisième personnage,
le Docteur Lacour, homme perfide et néanmoins amant
de Doménica.
Les trois protagonistes quittent leur propriété
des alentours de Dordives pour déjeuner à Souppes
sur Loing, où Jean Walter a programmé une partie
de pêche pour l'après midi.
Walter arrête le véhicule à
Dordives afin d'aller acheter le journal.
C'est en traversant la nationale 7 qu'il se fait accidentellement
renverser par une voiture.
L'occasion est inespérée pour
le couple adultérin. Doménica et le Dr Lacour,
n'appellent pas les secours et tardent à intervenir
avant de se décider à transporter Jean Walter
à l’hôpital de Montargis.
Quand finalement ils arrivent à Montargis, Jean Walter
est mort.
Doménica se retrouvent une nouvelle fois veuve, et...
reste seule à la tête d'une des plus grande collection
d'art, héritage de son précédent époux.
Cent quatorze toiles parmi lesquelles de nombreux Renoir,
Matisse, Derain, Picasso, Modigliani, Utrillo, Soutine.
L'intrigante ira même jusqu'à commanditer
la mort de son fils adoptif. C'est l'affaire de trop.
Le couple Lacaze-Lacour est arrêté.
La collection contre l'impunité !
La collection Walter - Guillaume intégrera
le musée de l'Orangerie en 1970, suite au chantage
de Mme Lacaze et au compromis signé entre André
Malraux, le ministre des affaires culturelles de l'époque
et le couple Lacaze - Lacour, présumé coupable.
Contre le lègue de cette formidable collection à
l’État,, le couple Lacaze-Lacour s'en tirera
avec un simple non lieu.
|
Je n'ai ici relaté que le fait concernant la
N7, mais pour revivre cette affaire complexe et diabolique lisez ces
articles :
http://www.parismatch.com/Culture/Art/Domenica-Walter-la-diabolique-un-destin-hors-normes-1034833
http://www.parisladouce.com/2015/08/expo-lincroyable-histoire-de-la.html
En route -
Au carrefour à droite au dessus de l'ancienne
boucherie, on aperçoit une plaque de cocher en fonte, ancêtre
de nos panneaux indicateurs de direction.
http://www.plaquedecocher.fr/

Au carrefour, une plaque de cocher au dessus de l'ancienne devanture
du boucher, aujourd'hui murée. Photo Claude.K-2016

Le carrefour vue en direction Fontainebleau. A droite l'Hôtel
Restaurant du Chalet.
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Le carrefour. Vue en direction de Fontainebleau.
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Un peu avant la sortie de la ville, une maison sur la droite avec une
ancienne publicité peinte pour la marque "CA VA SEUL",
non pas une marque de laxatif, comme pourrait le laisser croire le slogan,
:-))
mais une marque de cirage pour l'entretien des chaussures.

La pauvre publicité avait bien besoin de rehausser ses
couleurs. Photo Claude.K 2016
Aujourd'hui, ne cherchez plus, un total ravalement a remédié
au problème.
La ville se termine par quelques grosses villas, cottages
bourgeois du siècle dernier, une longue zone d'activité
commerciales et un cimetière pour voitures.

Entrée Sud de Dordives vers 1910, vu vers Fontainebleau.
Image réactive.

Sortie Sud de Dordives, en direction de Montargis
Le panneau de fin d'agglomération se situe au
niveau de l'étang.
Nous filons maintenant en direction de Montargis, sur une route pratiquement
rectiligne, longeant la voie ferrée et les étangs, sur
notre droite.
Un kilomètre plus loin environ, dans un virage,
il ne sera pas toujours facile d'entrevoir, sur la gauche, la chapelle
de Thurelles. Tout dépendra de la saison.

Forcément, aux beaux jours elle n'est pas très visible,
il faudra attendre l'automne ou mieux, l'hiver. Image réactive.
La chapelle est une dépendance du Château de Thurelles
A l'origine petit fief agricole accompagné de ses communs et
entouré de ses terres, il dépendait de l’abbaye
de Ferrières.
Le domaine se développera peu à peu pour devenir une
maison de maître, et restera habité jusqu’à
la Révolution.
Au début des années 1840, l'ancienne bâtisse sera
détruite et remplacée par le château actuel.
Son nouveau propriétaire utilisera le lieu pour ses rendez-vous
de chasse, du fait de la forêt environnante, proche du massif
forestier de Montargis.
Il fera également construire la chapelle que l'on aperçoit
de la route.
Source et extraits : http://www.dordives.com

La Chapelle de Thurelles est aujourd'hui à l'abandon. Photo
Maxime Linke.

Il y a de cela près d'un siècle, la chapelle, sur un
domaine entretenu, montrait encore ses vitraux intacts.
Aujourd'hui laissée à l'abandon, mangée par les
ronces. Photo de droite Maxime Linke.
En route -
Si nous examinons une carte du tracé historique de la RN7-
ou du moins celui de la Route Royale - on constate qu'il est rectiligne
depuis Dordives et amorçe une nette inflexion aux abords du
village de Fontenay.
Fontenay situé un peu à l'écart de l'axe routier,
possédait un Relais de Poste et un pont qui permettait la traversée
du Loing.

Sur cette carte de 1751, la Route Royale venant de Dordives (haut
de carte)
amorce un net décrochage pour atteindre Fontenay, son Relais
de Poste, et son pont sur le Loing.
Il en est de même à la sortie Sud pour récupérer
l'axe routier en direction de Montargis.
La liaison ferroviaire entre Paris et Clermont-Ferrand
est ouverte en 1858.
La voie ferrée coincée entre le Loing et la route nationale
depuis Dordives, va alors couper l'axe routier par deux fois, nécessitant
des passages à niveaux à l'entrée et à
la sortie de Fontenay.

Sur la carte d’État Major, la RN7 (jaune) est coupée
deux fois par la voie de chemin de fer (tracé noir)
A l'entrée au PN 22 et à la sortie au PN 24. Le PN23
situé sur un sentier, ne coupait pas la RN.
Image réactive.
En bleu, le tracé de la future déviation du bourg qui
n'interviendra qu'en 1945.
La déviation de Fontenay-sur-Loing avait été
étudiée à partir de 1930.
Cette déviation avait une double utilité en permettant
de dévier Fontenay-sur-Loing, tout en supprimant les deux passages
à niveau sur la voie ferrée Paris - Clermont-Ferrand.
Le tracé étudié ne changea qu’extrêmement
peu entre les premières études de 1930 et l’ouverture
de la déviation en 1945. (Extrait Wikisara)

En rouge, le projet de déviation de Fontenay sur Loing,
qui débute à partir du Passage à Niveau 22 (PN
n°22). Image réactive.
Avant 1945, la route nationale longe le Loing et franchit par 2 fois
la voie ferrée. (document Frantz 58)
Vous l'aurez compris, depuis 1945, Fontenay sur Loing
ne se traverse plus.
Mais pourquoi ne pas y faire un petit saut, histoire de marcher
rouler dans les traces du passé.
Dans le virage, en fonction de la saison, peut-être
apercevrez vous, cachée derrière la végétation,
la sombre masse d'une tour.
Ce n'est pas une fortification militaire, ni même un château.
C'est un monument funéraire d'une grande famille donatrice
de Fontenay : La Tour Faffe.

La sombre masse de la Tour Faffe.

La RN7 et la Tour Faffe. Image réactive.
Une étrange construction le long de la Route Nationale 7 :
Voila bien une construction incongrue dans ce paysage
Gâtinais jusque là sans surprise.
Un tombeau d'une architecture démentielle, la tour haute de
15 mètres, érigée à la fin du XIXe siècle,
exhibe ses perspectives néo-Gothique ainsi qu'un statuaire
répondant à une symbolique spirituelle déroutante.
Au premier abord, ce monument, très composite, paraît
délirant avec son bestiaire fantastique où les gargouilles,
gorgones, lions ailés, dragons et autres sphinges semblent
ici en leur royaume.
La tour Faffe (c'est son nom) est située dans l'ancien cimetière
de la ville. Qui furent les architectes, sculpteurs et artisans ayant
participé à son édification ?
Le mystère reste entier.
Une curiosité ésotérique qui n'a
pas encore livré tous ses secrets.
Depuis l'arrêté du 1er juillet 2025, la
Tour Faffe est inscrite aux Monuments Historiques.
| |
Fontenay sur Loing Km 0100 
Fontenay-sur-Loing est une vaste commune qui s'étire
sur plus de 7 kilomètres le long de la Vallée
du Loing et des axes de communication majeurs que sont la
RN7 et la voie ferrée Paris - Nevers.
Fontenay est aussi au cœur d'un exceptionnel triangle d'autoroutes
: l' A6 (Paris-Lyon), l' A77 (Paris-Nevers) et l' A19 qui
complète le réseau allant de l'Est de la France
à la côte Atlantique.
Un peu d'histoire :
Jusqu'à la fin du XVIIe, la route Paris-Montargis,
appelée le "Grand chemin de Lyon" passait
par Château-Landon, Préfontaines, Perches et
Montargis.
En 1636, une ordonnance décide de changer le trajet
de la Route Royale : celle-ci doit désormais emprunter
la vallée du Loing.
Le relais de Perches est alors transféré à
Fontenay.
L' Histoire de Fontenay est rythmée par celle des
innombrables voyageurs qui y passent.
Passage des marchands, des pèlerins, des régiments
et aussi des "chevaucheurs du Roi".
Les événements marquants de l'histoire du bourg
vont alors être directement liés à la
présence de ce nouveau Relais de Poste.
"C'était un endroit très apprécié
- au relais s'ajoutait une hostellerie : l’Écu
de Fontenay. De nombreux voyageurs venaient y faire halte.
Chaque jour, c'était le passage de la malle-poste,
deux fois par semaine le carrosse de Montargis, sans compter
les luxueuses berlines se rendant à Paris !"
La fonction de Maître de Poste est détenue par
une dynastie: celle des "Petit", et c'est tout naturellement
que Jean-Baptiste Firmin Petit devint le premier maire de
Fontenay en 1790.
Ce trafic important cessa avec l'arrivée du chemin
de fer. La ligne, mise en service le 15 août 1860, remplacerait
désormais les voitures de poste.
Aujourd'hui, on peut voir l'ancien relais de poste aux n°
10 à 16 de l'avenue de la Libération.
N'hésitez pas à faire le détour, pour
une ballade bucolique et une plongée dans le passé.
Source et extraits : http://www.mairie-fontenaysurloing.fr/
Ci-contre, en vert, le tracé historique avant la déviation
de 1945.
|
Allez ! Au prochain feu, quittons la RN7 et tournons à droite,
histoire d'embarquer dans la machine à remonter le temps.

Nous sommes ici en direction de Montargis, au passage à
niveau 24 avant 1945. Barrières levées, on peut passer
!
Image réactive
Le PN 22 (aujourd'hui rasé) et le PN 24 (ici toujours
présent) obligeaient les voyageurs de la RN7 à marquer
l'arrêt à chaque passage de train.
La maison du garde barrière n'existe plus aujourd'hui, automatisation
oblige.
Nous voici avenue de la République, en direction
du pont sur le Loing.

Vue en direction de Montargis. Le Café du Loing, Tabac,
Épicerie, Mercerie et plus tard, pompe à essence.
Aujourd'hui ? plus rien. Image réactive.
Arrivé au pont, et à l'arbre de la Liberté,
la Route Nationale 7 ne traversait pas la rivière, mais bifurquait
le Long du Loing, par la Route de Paris, aujourd'hui avenue de la
Libération.

Au premier plan, le Loing, le Pont et l'Arbre de la Liberté.
La RN7 venant de Dordives, longe le Loing et arrivée au pont,
bifurque en direction de Montargis.

Avant d'aborder le Relais de Poste, admirons cette porte médiévale,
à l'entrée de la rue.
Une porte du 15e siècle provenant du château de Cornou,
près de Fontenay.

La RN7/ Route de Paris vue en direction de Dordives. Aujourd'hui
avenue de la Libération. A droite, le Relais de la Poste. Image
réactive.
Remarquez le panneau sur la gauche...
Les membres de la famille royale ou de la Cour empruntent souvent
le "Grand Chemin", comme la reine Marie de Médicis
et le jeune Dauphin, futur Louis XIV,
se rendant au château de Montargis pour fuir une épidémie
de choléra qui sévit à Paris.
En novembre 1804, le pape Pie VII venu en France pour sacrer
l'empereur Napoléon (voir croix de St Herem et pont
de Nemours), fit une halte inattendue à Fontenay.
Et une nuit de frimaire le maître de poste fait entrer
son attelage dans la cour du relais de Fontenay.
On s'étonne car le changement de chevaux doit se faire,
selon le règlement, devant la porte, mais le maître
Petit prévient qu'une avarie est survenue en cours de
route : un essieu menace de se rompre et une réparation
d'urgence s'impose.
Voilà l'illustre voyageur obligé de quitter sa
berline pour quelques temps et tandis que sa suite, une quinzaine
de prélats, cardinaux et évêques, envahit
brusquement la salle commune,
le saint-Père est conduit dans la plus belle chambre
du relais. La nouvelle de l'arrêt du Pape à Fontenay
se répand comme une traînée de poudre.
"Le Pape est entré à la poste
! Le Pape est chez nous" Vêtu d'une robe de laine blanche
serrée par une ceinture rouge terminée par des glands
en or,
les épaules couvertes d'une mosette de velours cramoisi
bordé d'hermine avec le petit capuchon derrière
: tel il apparu pendant cette halte."
D'après : Trois siècle au service de la poste,
de Madeleine Fouché.

Route de Paris, l'ancien Relais de Poste, devenu obsolète
en 1860 avec l'arrivée du train.
A partir du 19e siècle les progrès du transport vont
apporter à Fontenay la configuration que nous lui connaissons
aujourd'hui.
La construction de la voie ferrée Paris-Nevers par Nemours
nécessitera la destruction de l'ancienne église et la
construction de l'église actuelle un peu plus loin.
Le "Grand Chemin" qui longeait le Loing fut rebaptisé
"Route de Paris" avant d'être délaissé
par les voyageurs au profit de l'actuelle et rapide Nationale 7 aménagée
après la guerre afin d'éviter le bourg et ses passages
à niveau.
Sources, extraits et compléments :
http://www.mairie-fontenaysurloing.fr
http://manuelo.free.fr/4vallees/fontenay.htm

Vu en direction de Montargis, ce rare panneau de signalisation Michelin,
en lave émaillée sur béton armé post 1946.
En route -
Si vous le désirez, il est toujours possible de baguenauder
sur l'ancienne route de Paris sur près de deux kilomètres.
Mais celle-ci se termine en cul de sac devant la voie ferrée,
à l'emplacement de l'ancien passage à niveau rasé
au milieu des années 40, pour laisser place à l'actuelle
RN7.

L'ancienne route en direction de Dordives.
Après cette petite parenthèse reprenons
notre voyage sur la RN7. Pas d'autre moyen que de revenir sur nos
pas.
Sur 2 x 2 voies, séparées par un terre-plein central,
la route longe la voie ferrée.
Avançons quelques centaines de mètres jusqu'au prochain
carrefour. Au feu à droite, la gare SNCF, à gauche un
entrepôt aujourd'hui désaffecté.
Le lieu ne fait pas vraiment rêver aujourd'hui, mais nous sommes
pourtant à l'emplacement d'une vieille institution de la nationale
7, le Relais des 100 bornes, célèbre resto routier fermé
en 2000 et détruit en 2007.

Le 100 Bornes, une adresse mythique sur la RN7.
Image réactive.
Une
vue aérienne en ballon le 14 juillet 2007.
Quoi qu'il en soit, nous voici arrivé au terme
de cette seconde étape, à 100 bornes de la Capitale.
Plus question de manger ici un bon plat du jour, il nous reste le
parking de la gare, où nous pourrons faire une pause, histoire
de nous dégourdir les jambes, avant de repartir pour la prochaine
étape.

Fin de la seconde étape

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