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Montargis Km 0110

De ses rues sur l'eau au charme typique, de ses perspectives
du canal et de ses 131 ponts, la ville de Montargis tire son
surnom de "Venise du Gâtinais".
Avec ses barques fleuries, la ville se mire au fil du Loing
qui la traverse, reflétant l'image d'une cité
forte d'un riche passé historique.
Extrait du site : http://www.montargis.fr
Waow ! very romantic comme diraient nos amis Britanniques
ou, comme on l'a vu précédemment, Feicháng
làngmàn nos amis Chinois.
Et la réalité ? Voyons cela de plus près.
Montargis est la seconde "grande ville" rencontrée
depuis notre départ de Paris, après Nemours.
Pas spécialement réputée pour être
un nœud à embouteillage, grâce en partie
à un contournement semi-urbain,
sa traversée va néanmoins participer à
fait chuter notre moyenne kilométrique, surtout si
l'on a prévu de s'y arrêter,
pour photographier les canaux, ou acheter un sac ou deux de
pralines.
En route -
Devant nous, l'avenue du Général de Gaulle a
dû connaître un glorieux passé.
D'ailleurs l'ancienne et majestueuse statue de "La Gloire"
en annonçait la couleur dès l'entrée de
la ville.
On devine ici un faubourg plutôt huppé, toujours
ombragé de platanes, jalonné de maisons bourgeoises.
Une avenue agrémentée par quelques commerces pour
certains devenus quelque peu moribonds aujourd'hui. |
Ici un hôtel-restaurant tente de survivre, là
un ancien garage a définitivement baissé les volets.
Les commerces désuets ont dorénavant cédé
la place à des enseignes dans l'air du temps.

Étapes du voyage de Fontainebleau à Montargis
par la RN7

L'avenue de la gare, aujourd'hui avenue Charles de Gaulle, faubourg
huppé de Montargis. Image réactive.

Une ambiance un rien désuète, un quartier qui affiche
une certaine quiétude, face à la Route Nationale 7 historique.
Au début du siècle dernier, le faubourg le long
de la route de Paris semble concentrer nombre de garages.
Tous n'ont hélas pas survécus. Ici le garage Deshaies,
à côté du magasin Aux Classes Laborieuses.
Aujourd'hui à l'emplacement de l'agence de travail temporaire
et du restaurant situé à sa droite. Image réactive

Magnifique concession Simca et station Shell au début des
années 60. Image réactive.
En 1948, Robert Basty et son fils, Jacques, s’associent
et ouvrent le premier garage BASTY Père & Fils. “Le
garage de l’Avenue” concession Ford.
En 1955, Jacques Basty se tourne vers une marque qui a le vent en
poupe : SIMCA. Les ateliers du garage de l’avenue sont mis aux
normes et affichent un vrai modernisme pour l’époque.
En 1963, Jacques Basty quitte le garage de l’Avenue pour faire
construire une nouvelle concession, toujours sur la N7, non loin de
la gare de Montargis.
https://www.bastyauto.com

Les dernières pompes disparaîtront en 2010.
De l'autre côté de la rue, une Pizzeria fast-food
occupe l'emplacement du café "Au rendez vous des cyclistes".
Un autre temps... une autre classe.

La rue du Longeard débouchant sur la Nationale 7.
Avant : Café, bière, limonade, vins, et liqueurs, aujourd'hui
.. pizza. Image réactive.

Plaque de cocher, à l'angle de l'avenue Charles de Gaulle et
de la rue du Longeard. Cliché plaque J-F Lobreau.
300 mètres plus loin, la Nationale 7 dévie
sur la gauche en direction de Nevers, alors que l'avenue du Général
de Gaulle continue tout droit.
Nous nous situons ici à la jonction du tracé historique
de la Nationale 7, qui traversait alors le centre-ville, et de sa
déviation plus contemporaine, construite vers le milieu des
années 1960.
Le projet de déviation de Montargis date de la
fin des années 1950.
Elle fut ouverte le 5 mars 1965 avec un profil à 10,50 m.
Il fut prévu à partir de 1972 de porter son profil à
14 m, mais l’opération n'eut jamais lieu. (Wiki Sara)

Tout droit le tracé historique par l'avenue du Général
de Gaulle, à gauche la N7 après 1965.
La séparation des deux tracés.
Vue satellite de la jonction avant et après 1965. Image
réactive.
Avant 1965 une seule direction : tout droit, après 1965 la
N7 se détourne du centre ville.
En route -
Poursuivons pour le moment sur le tracé actuel en
prenant à gauche la direction de Nevers.
Cette section de nationale 7 construite dès 1965, quitte rapidement
l'agglomération de Montargis pour la contourner à travers
les quartiers de la banlieue Est.
Au niveau de la cité des Closiers, la route longe le lac du
même nom avec sa piscine, sa base nautique et son école
de voile.
Ce lac artificiel de 12 hectares a été créé
en 1961. Il est alimenté par le Loing.
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Le lac des Closiers, la Nationale 7 et la cité.
Ci-contre : tracé rouge, le contournement
de la ville post 1965, actuelle D2007.
Tracé bleu: la route historique par le centre ville avant1965.
Les points rouges matérialisent les jonctions Nord et
Sud des deux tracés.
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La cité des Closiers en bordure de Nationale 7. Image réactive.
Terrains vagues, automobiles, caravanes et marchand de glace,
une époque ou il faisait encore bon vivre dans la cité.
Après le Franchissement du Loing et de son canal,
nous contournons à présent la zone commerciale de Montargis
par le Sud.
La Nationale 7 ici dans sa version D2007, se dirige plein Sud et s'éloigne
de Montargis.

Sortie Amilly-Antibes. Antibes sur la côte d'Azur ? Non,
non ! la rue d'Antibes à Amilly.
A droite, un beau mur peint, visible seulement l'hiver.
C'est ici que nous récupérons l'ancien
tracé à la sortie de la ville.
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L'actuelle rocade post 1965 / D2007 retrouve la nationale
7 historique ( à droite) à la sortie sud de Montargis
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Avant de poursuivre notre étape plus en avant, partons maintenant
à la découverte de l'ancien tracé qui fut utilisé
par les voyageurs jusqu'en 1965, avant la construction de la rocade.
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Retour
à la séparation des deux tracés - 
Petit détour par le tracé historique
de la Nationale 7 :
Cette fois-ci, poursuivons tout droit, par la
deuxième partie de la coquette avenue du Général
de Gaulle.
Après avoir traversé le canal du Loing, un petit
coup d'œil nostalgique sur la droite, pour saluer le défunt
garage Peugeot.
La concession devait également abriter une station Total,
si l'on en croit les traces laissées par les inscriptions
de l'enseigne sur la façade.

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Avant 2009, le centre ville était encore indiqué
par un panneau en béton, aujourd'hui disparu.
Quelques mètres à peine, et nous franchissons
le pont sur le Loing, sur lequel trône la médiathèque
de la ville, moderne bâtiment à la façade de miroir.
A cet emplacement se dressait jadis le Tivoli, ancien cinéma
et surtout salle de spectacle mythique des nuits Montargoises.
Sur le Tivoli : http://ramocblogsalledecinema.over-blog.com/article-montargis-de-l-alhambra-a-l-alticine-plus-d-un-siecle-de-cinema-89734628.html

Le pont et le Tivoli, salle de spectacle.

Le pont sur le Loing et la médiathèque. Au fond
l'ancien garage Peugeot.
Même vue à l'époque du Tivoli. Image réactive.
L'actuel boulevard Paul Baudin longe maintenant la place
du 18 juin 1940, ancienne Place du Pâtis, l'une des plus grande
place de France.
A l'origine, le Pâtis était l'endroit où l'on
emmenait paître les vaches. Plus tard la place servira à
accueillir les foires, les fêtes, les cirques et bien d'autres
manifestations.
En 1925, la place se dote d'une salle des fêtes,
un beau bâtiment abritant une splendide salle de spectacle Art-déco,
où se produiront plusieurs artistes de renom.

Au premier plan le Tivoli et sur la place du Pâtis, la salle
des fêtes.
Si le Tivoli a disparu laissant place à une médiathèque
moderne, la salle des fêtes existe toujours.
Mais la place du Pâtis n'a pas toujours été
ainsi, si l'on en croit cette description peu reluisante de l'endroit
en 1791.
Ou comment mettre à mal la réputation de la charmante
Venise du Gâtinais...
Avril 1791- Montargis. Extrait du Voyage de Paris à
la Côte d'Or par le Nivernais.

La place du Pâtis inondée lors de la crue de janvier
1910.
Le 1er Juin 2016, place des Pâtis.
Une crue record à Montargis.
Depuis le début des intempéries, le Loiret est particulièrement
touché par les inondations.
Le département est en alerte rouge. A Montargis, surnommée
"la Venise du Gâtinais" pour ses 131 ponts qui enjambent
différents canaux et rivières, la crue bat tous les
records.
La ville est sous les eaux et les dégâts importants.

La place des Pâtis, lors de la crue du Loing en juin 2016

Face à la place du Pâtis, en bordure du canal de
Briare, le café de la Terrasse. Même lieu aujourd'hui.
Image réactive.
Chuttt ! regardez discrètement sur la droite,
juste avant le pont, il y a un type qui n'arrête pas de nous
mater !

Sur la droite, depuis 2014, la statue de l'artiste chinois Li
Xiaochao, contemple la Route Nationale 7.
Cette statue appelée "L'enseignant" ou "Monsieur
le Maître" rappelle le rôle de Montargis dans l'enseignement
des élites chinoises de la révolution culturelle au
début du 20ème siècle.
Elle est signée de l'artiste chinois Li Xiaochao, enseignant
d’Arts dans son pays. Image réactive.
"Mince et très gentil, il a enseigné
toute sa vie. Retraité depuis quelques années,il n'a
pas d'autre passion que l'enseignement.Chaque jour, il se lève
à l'aube et sort du village, vêtu de son costume comme
s'il retournait à l'école"
Extrait plaque de baptême de "Monsieur le Maître".

Ambiance délicieusement surannée, à quelques
mètres de la N7
En route -
Après le franchissement du canal de Briare, nous voici
place Mirabeau, avec sur notre droite l'église Ste Madeleine.


La place Mirabeau après 1920. La façade
gothique de la Maison Praslin a été refaite.
Avant 1903 c'était une boutique de tissus en gros.
La statue de Mirabeau disparaîtra en 1942.
Image réactive.
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Ne cherchez plus la statue
de Mirabeau qui trônait depuis 1888 au centre de la
place. Comme sa consœur "La Gloire", elle a été
fondue en 1942, sous le régime de Vichy.
Par contre, vous ne pourrez pas rater la façade
néo-gothique de la boutique
"Au Duc de Praslin", maison Mazet confiseur depuis
1903.
En 1920 Léon Mazet fait appel à plusieurs stylistes
de renom pour redécorer sa boutique en harmonie avec
l'historique de la Prasline.
Cette même année, la façade de l'immeuble
est également habillée d'un nouveau décorum
façon gothique.
C'est en 1686 que le Duc de Choiseul, Comte de
Plessis-Praslin, invente la Prasline.
Le premier commerce de cette friandise est ouvert
à Montargis quelques années plus tard, c'est le
début d'une grande aventure tout en gourmandise et en
réputation.
http://www.mazetconfiseur.com

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Rendez-vous nationale 7 : Dimanche 3 Août 1969, 12h00
place Mirabeau. Montargis. Episode 08.
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Allez
savoir pourquoi, ma mère confond toujours Montargis avec
Montélimar ! Mon père s'en trouve le premier désolé.
Peut-être est-ce parce que le nom des deux localités
commence par Mont, et que l'on trouve dans ces deux villes d'excellentes
friandises.
Nous voilà donc garés
place Mirabeau. Mon père connaît bien Montargis
pour y avoir effectué son service militaire, caserne
Gudin, située un peu plus haut dans la rue.
Nous sommes là pour acheter quelques pralines, mais
catastrophe, en ce dimanche d'août, la luxueuse maison
Mazet est fermée.
Aussi, après avoir bavé un moment devant la vitrine
gothique du célèbre confiseur, nous remontons
la rue Dorée à pied, à la recherche d'une
pâtisserie encore ouverte qui voudra bien nous vendre
une boîte du précieux bonbon. Il faudra hélas
nous rendre à l'évidence, à midi les boutiques
sont fermées.
Les pralines seront toutefois bien du voyage.. mais celui
du retour de vacances. Mince consolation. |

Plan de circulation de la RN7 après 1947.
En route -
La route nationale historique passait à l'origine
par la rue Dorée, la principale artère commerciale
de la ville.
Après la seconde guerre mondiale, avec l'augmentation
du trafic automobile, l'étroite rue fut mise en sens unique
ne conservant la circulation que dans son sens Sud-Nord.
Le tracé originel de la traversée de Montargis fut
donc lui aussi modifié afin d'éviter la rue Dorée
dans le sens Nord-Sud.
Cette déviation débutait place Mirabeau où
il fallait prendre la rue du Général Leclerc à
droite le long de l'église, puis remonter l'étroite
rue Gambetta à gauche parallèlement à la rue
Dorée,
jusqu'à l'avenue Gaillardin qui permettait de retrouver la
rue Jean Jaurès et le tracé historique de la route.

Au début des années 50.
Un îlotier règle la circulation juché au centre
d'un îlot de circulation, au débouché de la Rue
Dorée (en sens interdit en direction du Sud).
Pour Antibes ? Il faudra tourner à droite par la rue du Général
Leclerc en direction d' Orleans et Malesherbes.
Remarquez la pharmacie à gauche.
.
La rue du Général Leclerc. Prochaine à gauche
vers la rue Gambetta. Au fond le château de Montargis.
La rue Gambetta n'étant qu'un faubourg d'habitations
sans véritable intérêt, la description du parcours
passera donc par la rue Dorée plus attrayante.
En route -
Difficile d'imaginer cette rue commerçante en double sens et
pourtant ce fût bien le cas autrefois avant guerre.
Aujourd'hui en sens unique, la rue serpente, étroite, et n'a
pratiquement pas déviée de son parcours moyenâgeux.
L'entrée de la Rue dorée, avant les émeutes
de 2023. Vue actuelle après les émeutes. Image réactive.
Fin juin 2023, un adolescent au volant d'une puissante
Mercedes AMG, poursuivi par la police lors d'un contrôle routier,
trouve la mort alors qu'il refuse d'obtempérer.
S'ensuivent des émeutes urbaines qui embrasent la France, et
notamment les villes moyennes. Parmi elles, Montargis, dans le Loiret,
fut particulièrement touchée.
Des hordes de jeunes, que certains politiques qualifiaient de "sauvageons
décérébrés désœuvrés
des cités", envahirent les rues, telles les tribus Vandales
de l'antiquité, pour casser, piller et brûler le centre-ville.
Plus de cinquante magasins furent endommagés. La pharmacie
Mirabeau, située à l'entrée de la Rue Dorée/ex
RN7, s'effondra quelques heures après son incendie.

Au lendemain des émeutes. Un bel exemple du "vivre
ensemble". Photo l' Express.
Ce qui devait arriver... : Près de trois ans
après les émeutes urbaines qui avaient sidéré
la ville, le RN s’est emparé, ce dimanche 22 mars, de
la mairie de Montargis. (Le Parisien)
Reprenons -
Pas vraiment longue, la rue Dorée débouche
rapidement sur la place Victor Hugo, ancienne place de la Poste.

La rue Dorée axe et poumon commercial de Montargis. Ici
vue en direction de Paris, on distingue, en fond, la statue de Mirabeau.
Sur cette place, vous ne pourrez manquer l'hôtel
de la Poste, une institution touristique à Montargis et sur
la Route Nationale 7. 
On doit la construction de l'hôtel au Vicomte
de Mirabeau qui, à son retour d'Amérique, eu grand peine
à loger sur sa terre natale, les officiers de son régiment
de Touraine.
Ne s'offraient aux soldats que granges malodorantes et tavernes sordides.
Mirabeau en éprouva dit-on, une certaine honte.
Sur insistance du Vicomte, en 1783, s'ouvre à
proximité du relais de poste aux chevaux, un hôtel neuf
et propre, à l'enseigne de l' Hôtel de la Poste, établissement
enfin digne d'accueillir les visiteurs de passage dans la ville.
Le succès, ne s'est depuis pas démenti, et l'enseigne
perdure aujourd'hui.

L'hôtel faisait partie de la chaîne hôtelière
PCA. Si aujourd'hui les guides PCA
n'existent plus, la plaque demeure toujours en place sur la devanture
de l'hôtel.
Unique hôtel de Montargis en 1900, il est répertorié
dans le guide Michelin.
Détruit et reconstruit en 1990, agrandi en 2000, il a heureusement
conservé sa façade à l'identique et continu de
régaler les nombreux touristes en mal de charme provincial.
En janvier 1938, le poète Jean Cocteau, qui souhaite
se concentrer sur l'écriture d'une nouvelle pièce de
théâtre, quitte un Paris trop mouvementé à
son goût et choisit de s'exiler quelques temps dans la Venise
du Gâtinais.
Il s'installe à l' Hôtel de la Poste à
Montargis, accompagné d'un jeune acteur encore inconnu du public
de province.
Enfermé dans l'hôtel durant huit jours, il y écrit
"Les Parents Terribles", une pièce de boulevard destinée
à lancer ce jeune homme qui l'accompagne durant tout son séjour
: Jean Marais.
Source : article 2012 La République : L'hôtel
de La Poste à Montargis, 230 ans d'histoire.

Le relais de la poste aux chevaux aujourd'hui disparu.
En route -
On contourne la place Victor Hugo et l'on poursuit tout
droit rue Jean Jaurès, toujours en sens interdit dans notre
sens de circulation et ce jusqu'au prochain carrefour avec la rue
Gaillardin.
Le croisement avec la rue Gaillardin est encore agrémenté
de plaques de cochers.
Elles rappellent que nous sommes au croisement stratégique
des deux axes principaux Nord-Sud ( RN 7 ) et Est-Ouest (RN 60).
A partir d'ici, la N7 retrouve ses deux sens de circulation.

Croisement de deux axes routiers importants
Sur la gauche voici un bâtiment à la façade
plutôt étrange dans le quartier. Il s'agit de l'ancien
hôpital de Montargis. 

Construit à partir de 1644 ce bâtiment
fut tour à tour couvent des Ursulines, orphelinat puis Hôtel
Dieu sous la Révolution, il devint finalement l'hôpital
de Montargis jusqu'en 1993.
Une nouvelle façade fut élevée de 1926 à
1932 par l'architecte Philippon.
Nous sommes dans le quartier communément appelé
le faubourg de Lyon.
Publicité pour la Rôtisserie - Hôtel
de la Tour d' Auvergne. |

Situé face à l'entrée de l'hôpital,
l'hôtellerie de la Tour d' Auvergne
promettait aux voyageurs de bonnes grillades et une nuit cosy,
comme à la campagne.
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Rue Coquillet, plus beaucoup de traces de l'ancien garage Godeau
Renault - station service Esso. Image réactive.
Le Garage Renault flambant neuf en 1949.

Garage Godeau Renault - station service Esso

2e édition de la course cycliste Paris-Nice, le 7 mars 1934,
dans la montée du faubourg de Lyon, actuelle rue André
Coquillet. Image réactive.
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A la
sortie de Montargis, la caserne Gudin, anciennement École
d'Application des Transmissions, rappellera sans doute à
plus d'un, son service militaire.
Devenue en 2000 l'école de Gendarmerie, le site ferme
définitivement en 2006.
Depuis, la friche urbaine de six hectares attend une reconversion
qui tarde à venir faute de financement.

Entrée de la caserne Gudin, Faubourg de Lyon, à
Montargis.
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Des générations de militaires préposés
à la garde de la porte se sont succédées au fil
des décennies.
Aujourd'hui la porte n'est plus gardée. Image réactive.

A droite la caserne Gudin, à gauche la croix de l'Empereur.
Face à l'entrée de la caserne Gudin, une
simple croix de mission, à peine visible. 
C'est là que le 20 avril 1814, le général Pelet,
commandant le 1er régiment de chasseur de la vieille garde
Napoléonienne, fit ses adieux à l' Empereur.
Napoléon, qui avait fait ce même jour ses
adieux à sa vieille garde dans la cour du Cheval-Blanc au palais
de Fontainebleau, arrive en voiture à Montargis, où
l'attend le général Pelet.
Les deux hommes ont un entretien. L'Empereur, extrêmement ému,
avait des larmes dans les yeux.
La garde impériale formait la haie dans la ville. Ces braves
militaires ne proférèrent le moindre cri et observèrent
un morne silence.
Ils trempèrent dans du vin, les cocardes blanches qu'on leur
avait déjà distribuées.
Sources :
https://www.napoleon.org
On quitte Montargis pour entrer sur la commune d'Amilly.
Amilly Km 0113 
Amilly est la commune la plus étendue du district
urbain de l'agglomération montargoise.
Traversée par le Loing et le canal de Briare,
elle se distingue par son patrimoine naturel et notamment ses 800
hectares recouverts par la forêt de Montargis.
A la croisée des régions Centre, Paris / Ile de France
et Bourgogne, la ville bénéficie d'une localisation
privilégiée.
La bourgade a longtemps vécu de ses maraîchages
et de ses industries textiles.
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Entrée d'Amilly, et son ancien panneau qui précisait
que nous suivions bien la Route de Lyon.
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Dès la moitié du XVIIe siècle,
l'exploitation du canal de Loire en Seine (canal de Briare) permet
d'intensifier la croissance de la ville.
Autre signe de la bonne santé économique d'Amilly :
le premier concours agricole a lieu en 1837 à la Pailleterie.
La dernière filature du Gros-Moulin disparaît
en 1956.
Amilly parvient immédiatement à rebondir, en favorisant
la création d'une zone industrielle, celle que nous connaissons
aujourd'hui.
Extraits : http://www.amilly.com

Vue en direction de Montargis. L'entrée de Montargis avenue
d'Antibes. Aucune indication de numéro de route, sans doute
années 40.
Image réactive même lieu.
L'Avenue d'Antibes traverse tout d'abord un quartier
plutôt résidentiel avec ses pavillons cachés derrière
leurs haies de troène, avant d'attaquer, plus loin, la zone
commerciale.

Quelques publicités peintes participent encore au souvenir
de la vieille route.
Nous y voici maintenant dans la zone industrielle et
commerciale de Montargis. Plus rien à voir avec l'ex-nationale
7 qui traversait alors un paysage bucolique.
Aujourd'hui les grandes enseignes se suivent et se ressemblent.
Si l'ensemble manque de cachet, il faut reconnaître le côté
pratique de ces zones et c'est ici, sans doute, que vous ne manquerez
pas de refaire le plein d'essence.
Pour un repas sur le pouce évitez tout de même le fast-food
et tentez plutôt un bistrot ou une gargote du bord de route,
le cadre en sera toujours plus sympa.
La voie est toujours à double sens, mais une chose est sûre,
on s'ennuie ferme avenue d'Antibes au milieu de cette forêt
d'enseignes commerciales.
Des palmiers Avenue d'Antibes, un avant goût de la Côte
d'Azur. Allez on se motive .. plus que 800 bornes !

Amilly sortie Sud . Belle collection de réclames peintes.
